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LOGIQUES PLURALES
par Marcel V. Locquin
* Dans toute langue la logique exige quelque chose d'autre que sa propre logique, une métalogique.
* Une langue scientifique ou littéraire ne peut revendiquer que d'être paralogique.
* Dans toute langue il n'y a pas de non pertinent qui ne soit pas une modalité limite du pertinent.
* On a coutume de parler de la logique comme si il n'en existait qu'une seule.
* Certaines logiques n'ont droit de cité depuis le début de ce siècle.
* Certaines logiques sont encore trop ignorées: logiques binaire, trine, plurale, floue, etc.
* Les cohérences logiques et leurs prédictivités varient suivant les domaines et les niveaux d'application.
* L'informaction est l'information logique, biologique et humaine inductrice d'actions.
* Une langue est à la fois un territoire logique et une péninsule imaginaire.
* Toute langue se prolonge dans les territoires logiques des langues apparentées.
Les langues japonaises - il y en a trois mises en oeuvre simultanément - contiennent, du fait de leur structure un territoire logique homogène prolongé par des péninsules imaginaires, une suprématie en puissance, dans le domaine informatique, dont on constate le développement actuellement.
* Il y a une pluralité des logiques: citons les logiques arithmétique, aristotélicienne, binaire, cartésienne, décimale, plurale, formelle, lupascienne, eulérienne, paulienne, répagulaire, quaternaire, goedélienne, n-logiques, polonaise, dimensionnelle, métalogique, imaginaire, Leijewskienne, probabiliste, des possibles, fractale, holofractale, complexe, intuitionniste, propositionnelle, perverse, relationnelle, fibonaccienne, emboitées, cantorienne, plausible, modale, auto-épistémique, vraisemblable, suppositions, temporelle, des défauts, modulée des possibles, probabiliste, quantifiée, possibiliste, floue d'appartenance, floue de connaissances graduelles, des valeurs, des qualités.
* Les choix entre la pluralité des logiques dépendent de leur opérativité suivant les domaines de connaissance et les niveaux d'utilisation.
* Toute logique est un mode de raisonnement satisfaisant notre besoin d'idonéité.
* Le concept de logique se réfère à un ordre sous-jacent qui apparaitrait comme l'un des traits essentiel d'une situation.
* Il y a sept facteurs à prendre en compte pour déterminer une logique: incertitudes, imprécisions, manque de connaissances, insuffisance des moyens, infiabilité humaine, flou dans le raisonnement, incompréhension.
* Deux modes logiques d'appréhension de notre environnement s'opposent: l'un quantifié en logique numérale, fondamentalement binaire, trivialement décimale, l'autre en courbe continue qualifié d'analogique.
* L'analogique présuppose l'adoption de l'hypothèse du continu.
Le continu n'existe que par illusion intégratrice globale d'un phénomène.
L'analogique n'existe que comme une enveloppe approximative de phénomènes discrets
On retrouver les phénomènes discrets à tous les niveaux de complexité, avec chaque fois l'émergence de propriétés nouvelles.
* La logique cantorienne est une logique adoptant l'hypothèse du continu et de l'infini dénombrable.
Ceux qui ont accepté à la fois la relativité et les quanta n'ont pas osé dire que le "continuum espace-temps" étant matériellement quantifié, n'a de continu que le nom.
* L'espace, comme le temps, sont structurés en unités discrètes, qui dépendent de l'objet observé comme du mode d'observation.
* Chaque objet a son temps inscrit dans une durée, emboité avec celui des autres en différents niveaux de réalité.
Le paradoxe du vieillard et du nourrisson démontre que les deux flèches du temps sont aussi présentes en biologie
* La logique des plausibles tient compte du référentiel du locuteur, car plausible est pour lui situé entre probable et possible.
* En logique modale il y a trois états: vrai, possible, nécessaire.
Ce qui est logiquement vrai, peut n'être pas techniquement possible, ni socialement nécessaire.
* La logique auto-épistémique est une croyance sur une croyance.
La logique auto-épistémique la plus répandue est basée une croyance en la voie royale de la science pour tout expliquer.
* La logique du vraisemblable a des états gradués en: peu, moyennement, fortement.
Le vrai peut quelque fois n'être pas vraisemblable.
* La logique des suppositions gère des hypothèses et les apprécie à leur degré de fécondité
* La logique temporelle a trois modes: passé, présent, futur.
Entre passé et futur on parle de l'épaisseur du présent, plus que de l'instant présent.
* La logique des défauts prend en compte les expressions explicites.
* La logique modulée des possibles a trois modes: pas, peu, fort (ou beaucoup).
Il y a plusieurs logiques applicables qui dépendent du niveau d'observation et des modalités d'interprétation.
* Déduit de postulats indémontrables, un lemme étant une proposition dont la démonstration prépare celle de théorèmes, bâtit tous ces théorèmes sur une base indémontrable. Il est donc aussi dogmatique que les postulats et on l'oublie.
La lemmatisation bâtit nos connaissances sur un sable mou.
Les cohérences induites par les logiques et leurs prédictivités varient suivant les domaines et les niveaux d'application.
* Toute logique n'est pas une théorie mais une langue, c'est à dire un système de signes avec les règles de leur emploi.
Une logique peut être qualifiée de symbolique ou formelle ou mathématique.
* La logique formelle étudie, par raisonnement, leur validité.
* La validité ne dépend que de la forme de l'inférence pour satisfaire à la logique propositionnelle.
* La logique formelle exige une métalogique pour être validée, sinon le raisonnement se referme en une boucle étrange tautologique donc vicieuse.
* La logique formelle englobe la logique conceptuelle pensée, la logique propositionnelle du jugement et la logique du raisonnement.
* Un raisonnement ne peut être objectivement vrai que par référence à un métaréférentiel non décidable.
* Il existe des vérités dans l'ensemble de tous les non-théorèmes.
* Il existe des faussetés en dehors de l'ensemble de tous les théorèmes niés.
* La logique qualifiée de scientifique n'est qu'une caricature de la logique formelle.
* Si je crois qu'un raisonnement peut être objectivement vrai ce ne peut être que par référence à un métaréférentiel transcendental pensé et non décidable.
* La logique formelle est inapplicable aux sciences de façon rigoureuse.
* Tout raisonnement scientifique qui prétend s'appuyer sur la logique formelle doit être qualifié de paralogique.
* La logique cartésienne est la logique du tiers exclu.
* L'évidence logique cartésienne signe la mort de la pensée créatrice.
* L'incomplétude et l'inconsistance appliquées au paralogisme permettent une plongée dans l'imaginaire de chacun, qualifié abusivement d'irrationnel, alors qu'il n'est comme toute démarche scientifique, expérimentale ou non, que paralogique.
* Un concept logique est une fonction dont la valeur est toujours une valeur de vérité.
Les toiles d'araignées logiques, tissées par l'arithmétique, ploient sous les gouttes d'eau goedéliennes et c'est leur ruine.
* Je peux définir un nombre entier, comme 4, de multiples façons, par exemple:
2x2n ou 2+2n ou racine carrée de 16n ou racine cubique de 32n ou l'inverse de un quart, etc. Aucune de ces définitions n'est identique à une autre et leur suite est potentiellement infinie. Du fait du théorème d'incomplétude de Goedel, de toutes ces formulations il en est qui incluent des propositions indécidables, donc que toutes les
assertions dans le système axiomatique de définition du nombre 4 ne sont pas forcément démontrables.
Je ne pourrai donc jamais donner une définition complète non contradictoire du nombre 4. Il est donc a-définissable, c'est une symbole incomplet comme tous les nombres du reste.
* La proposition 2+2=4 se lit en français: deux et deux égale quatre, en espagnol:
deux et deux sont quatre, en allemand et en anglais: deux et deux est quatre. Il y a là sémantiquement trois sens différents perçus de trois façons différentes par un français un espagnol, un allemand ou un anglais. On touche du doigt cette fois-ci l'inconsistance goedélienne des propositions liées au nombre 4.
Aucune des propositions formulée en une langue n'est strictement équivalente à sa traduction en une autre langue.
* La logique est maîtresse de l'informatique, car contrairement à ce que beaucoup pensent, ce ne sont pas les mathématiques qui ont construit l'informatique.
Un algorithme est une construction logique, syntaxique et sémantique, qui peut ou non porter sur des nombres arithmétiques.
* La logique triviale que nous pratiquons tous, suppose que si un terme est la négation de l'autre, il ne peut y avoir de troisième ou de quatrième terme.
Or la vie nous enseigne une relativisation de cette opposition tranchée. Entre les deux termes d'une alternative il n'y a pas d'exclusion absolue, on traduit cela en disant qu'il y a des effets pervers, autrement dit le second terme de l'alternative n'est pas à tout jamais exclu, il se manifeste en même temps comme troisième terme. Le quatrième terme quant à lui, provient de l'interaction des deux premiers, interaction graduée ou induite.
L'interaction graduée provient du fait qu'il y a entre les deux termes initiaux une gradation de valeurs.
L'interaction induite provient du fait que le second terme est consubtantiellement issu du premier et qu'ils sont inséparables.
Il ne peut pas y avoir d'acheteur sans vendeur, de voleur sans volé, alors qu'il peut y avoir un consommateur sans objets consommés et des objets consommablessans consommateurs
* En logique formelle propositionnelle classique, il y a, outre l'assertion vrai-faux, 7 propositions ou règles d'assemblage:
négation P - non P
disjonction P ou Q
conjonction P union Q - P et Q
implication logique si P alors Q
équivalence logique P équivaut à Q - (siP alorsQ)union(siQ alorsP)
quantificateur existentiel il existe au moins un ...
quantificateur universel quel que soit ...
On peut exprimer ces 7 fonctions logiques différemment:
conjonction P et Q
disjonction P ou Q
négation P non Q
exclusion P non-et Q - P sans Q
exclusif P non-ou Q - P ni Q
différent de P différent de Q - P xor Q
non différent de - équivalent P non différent de Q - P = Q
Par cette seconde formulation on voit mieux que cet ensemble de propositions est à la fois incomplet et inconsistant suivant les deux théorèmes de Goedel.
* Il convient, pour affiner la consistance et la complétude d'un système, non pas de s'évader dans un métalangage qui ne fait que reculer le problème sans solution, mais plutôt de procéder à une régression à l'essentiel en découvrant un hypolangage qui permette d'exprimer en condensé toutes les propositions.
Un hypolangage comme l'intégrale de parité, sera en fait le noyau dur de la logique propositionnelle
* En dehors de la logique triviale, bien d'autre logiques existent, on les nomme souvent "logiques déviantes" sans que ce qualificatif véhicule de connotation négative.
Explorons quelques logiques déviantes, sans respecter l'ordre chronologique de leur établissement, simplement parceque ce ne sont que des cas particuliers dégénérés de la logique de Lupasco développée sur les fondements de la mécanique quantique à partir des années 30 de notre siècle et curieusement quasiment passée sous silence par la plupart des chercheurs de notre époque.
* La logique intuitionniste est une logique formelle non interprétée, autrement dit qui admet au moins cinq classes de vérités: vérité formelle, vérité proportionnelle, vérité évidente actuelle, vérité évidente potentielle, vérité profonde face à l'erreur de l'apparence.
L'évolution des êtres dans le passé peut être considérée comme une vérité formelle car d'évidence sensible, quoique non expérimentable.
L'évolution des êtres est une vérité proportionnelle puisque ses modalités varient avec le degré même de cette évolution.
L'évolution des êtres est une vérité évidente actuelle.
L'évolution des êtres est une vérité évidente potentielle puisque personne ne peut imaginer qu'elle doive s'arrêter à l'instant présent.
L'évolution des êtres est une vérité profonde, face à l'apparente permanence des êtres qui nous entourent.
* En logique lupascienne il existe trois états, chacun étant présent dans les deux autres, se développant dans l'ordre: actualisation - potentialisation - état trine, (ou état T, ou état achevé, ou état adulte, ou imago.)
La logique lupascienne repose sur un postulat, amplement justifié par la mécanique quantique, qui dit qu'à tout événement correspond un anti-événément, par exemple toute particule a son anti-particule.
* La logique lupascienne (du nom de son auteur: Stéphane Lupasco) se développe en une triade énergétique spatio-temporelle: actualisation - potentialisation - état trine (ou état T), isomorphe à une autre triade, celle-ci informationnelle: induction - potentialisation - holofractalité, autrement dit: intron - pariton - cogniton.
* La logique probabiliste est une possibilité floue d'appartenance ou de connaissances graduelles, valeurs ou qualités.
Chaque item d'un système peut être apprécié en fonction d'une probabilité d'état
* Logique de la liabilité d'une complexion: dans une complexion le calcul des variétés conduit vite à des nombres très grands. Mais il est commode de ne considérer pour le raisonnement que trois variétés privilégiées, S, R, T:
S = liabilité maximale, pas d'hyperliaisons.
R = liabilité optimale pour h = H/2.
T = liabilité minimale, hyperliaisons maximales.
C'est la variété R qui est la plus intéressante, car elle correspond à la plasticité optimale du système. En effet si une complexion S présente n noeuds, lorsque le nombre d'hyperliaisons varie, le degré de liabilité passe par un maximum pour la valeur: h = (n-1) (n-2) = H/2
* Dans un système évolutif la plasticité d'une complexion est maximale à mi-chemin des valeurs extrêmes où elle est minimale.
On le voit très bien en comparant l'hexane, le benzène, le cyclohexane et le dicyclohexane.
Une catastrophe de bifurcation sur le cyclohexane redonnera l'hexane évolutif, une anastrophe de copule donnera le dicyclohexane, de complexion plus élevée.
Il paraît donc inutile de calculer les complexités des complexions pou apprécier leurs capacités évolutives. Il faut et il suffit de connaître les trois variétés S, R, T.
Lorsqu'une complexion atteint l'état T elle ne peut plus évoluer sans un saut catastrophique ou une anastrophe chimérisante.
Dans la société capitaliste libérale, la complexion du travail a presque atteint l'état T.
Il n'est pas sans intérêt de rechercher l'isomorphisme de ces trois variétés avec les trois états de la logique lupascienne
Résumons les isomorphismes de variétés en logique lupascienne sous forme de tableau dans lequel chaque ligne est suivie d'un exemple.
S / R / T
actualisation / potentialisation / état trine
ovule / oeuf / oiseau
induction / potentialisation / holofractalité
solution d'un sel / germe de cristallisation / cristal
ancron / pariton / cogniton
entrée / développement / mémorisation
variabilité / probabilité / spécificité
variables / choix / idéal
néguentropie / taxotropie / entaxie
chaos / ordonnancement / structuration
émergence / développement / stabilisation
oeuf / foetus / adulte
variation / mutation / fixation
graminée / épeautre / blé
catastrophe / déploiement / état catastrophique standard
crête / avalanche / amas en vallée
copule / échelle / métamérie
fécondation / embryogénèse / état adulte
L'utilisation de ces isomorphismes repérés avec S R T est très utile dans les
sciences de la vie, y compris les sciences sociales.
* L'ensemble des variétés S R T résume l'information actuelle et potentielle d'un système.
* Dans chaque événement il y a un anti-événement cryptique qui est logiquement responsable d'effets pervers.
Pervers est synonyme habituellement de négatif de destructif; heureusement il n'en est pas toujours ainsi
Au départ d'une actualisation, la potentialisation, encore présente, est souvent perçue comme un effet pervers négatif.
A l'arrivée d'un état achevé, l'actualisation toujours présente est perçue comme perverse car mettant en évidence tout ce qui n'est pas actualisé dans l'état T.
* Une fractale est une structure logique à homothétie interne répétitive.
* La logique holofractale est la logique d'une représentation matricielle fractale dans laquelle chaque ligne est une représentation holographique.
* La logique holofractale, dans sa représentation informatique, cumule la représentation homothétique morphologique interne fractale, avec la représentation transformée de Fourier holographique du même objet.
* On convient habituellement de noter:
c la vitesse de la lumière,
h la constante de Planck, h' celle de Dirac déduite de la précédente
e° la constante diélectrique du vide
G la constante de gravitation
cela fixe pour ce système l'unité de longueur de Planck.
Constante de Planck: 6,55 . 10-27 erg/sec
Longueur de Planck: 10-35 m
Temps de Planck: 10-43 sec
Considérons un événement représenté par une suite de c bits (0 et 1 étant chacun un bit équivalent), la propagation asymétrique de la parité c' fois permet d'établir une intégrale de parité avec laquelle on construit une matrice carrée c'2 appelée pariton par G. Langlet. C'est une matrice creuse en tapis de Sierpinski.
La masse informationnelle de chaque bit ou masson est notée m', on peut écrire:
E' = m' c'2 E' est métaphoriquement, l'énergie informationnelle contenue dans l'ensemble du pariton.
On peut rapprocher cette formule de la célèbre formule d'Einstein E = m c2 et se poser la question de l'isomorphisme possible des deux formules, celle d'Einstein étant matérielle-énergétique, celle de Langlet étant immatérielle-informationelle.
Par analogie avec ce qui se passe en optique où, dans un quanton photonique, phason et amplitudon sont corrélés de façon complexe, nous postulerons que les masses, physiques m et massons informationnels m', sont corrélés de façon complexe. On peut donc écrire, en notant Ec l'énergie complexe
Ec = m c2 . i m' c'2
Ec est l'énergie complexe qui se déploie dans notre espace-temps en son amplitudon dans le réel trivial physique et se propage en son phason dans le réel imaginaire. Tous les deux sont parfaitement réels, l'un, l'amplitudon, transporte de l'énergie-matière et l'autre le phason de l'information.
On peut faire apparaître énergétiquement l'information par la transformation de Zernike qui est un déphasage de pi/2. On sait que par cette méthode dite "du contraste de phase", on peut transformer un phason en amplitudon, pour des photons ou des électrons comme d'une manière plus générale pour toutes particules électromagnétiques. Mais dans cette transformation l'énergie liée au phason qui apparaît est une énergie "à somme nulle" puisque extraite du fond ce qui se traduit en optique par un auréolaire bien visible autour des images.
* La logique fibonaccienne est la logique de développement par unités discrètes suivant la suite de Fibonacci dans laquelle chaque nombre est la somme des deux précédents
En 1202 Fibonacci, pour modéliser la reproduction des lapins a construit une série qui porte son nom et qui se révèle être à la base des outils biomathématiques les plus modernes En divisant chacun des termes de la suite par celui qui le précède on obtient une nouvelle suite qui tend vers racine carrée de cinq plus un sur deux qui est le nombre d'or: 1,618...dont l'inverse est 0,618... ce qui explique simplement sa propriété essentielle d'exprimer une harmonie interne en résonance avec une harmonie externe c'est à dire avec l'environnement proche. C'est pour cela que Léonard de Vinci l'a nommé le nombre de la "divine proportion".
Une autre propriété de la suite de Fibonacci est que deux nombres consécutifs sont premiers entre eux, c'est à dire n'ont pas de plus petit commun diviseurs autres que l'unité.
Troisème propriété, exprimée en binaire, la suite de Fibonnacci est périodique, ce qui permet par propagation, la construction d'une matrice creuse dont les propriétés sont à la fois fractales et holonomiques. De plus, on trouve, orthogonal à la ligne de départ, la même information, hors du temps, dans l'espace des phases.
* La logique des possibles est une logique de choix en fonction des probabilités de réalisation des états par rapport aux paramètres considérés.
* La logique de l'imaginaire est une logique intemporelle panoramique.
La logique de l'imaginaire ou logique du rêve est intemporelle.
* En logique lejiewskienne veut que si a est partie de b, alors b n'est pas partie de a, et que si a est partie de b et de c alors a est partie de c.
* En logique eulérienne les concepts ne sont pas vides mais singuliers et non partagés.
* La logique répagulaire admet une pluralité d'états quantifiés complexes.
* La logique paulienne suit le principe d'exclusion de Pauli.
* La logique des territoires logiques tient compte des différences de normes lorsqu'on change de territoire.
Le concept de territoire peut être étendu en dehors de son sens géographico-éthologique habituel.
En Europe la fréquence du réseau de distribution d'électricité est de 50 Hertz, en Amérique du Nord elle est de 60 Hertz. Il y a là deux territoires complètement isolés l'un de l'autre par ces deux différents standards. Quelle que soit la définition du procédé utilisé dans un poste de télévision, Pal ou Secam, il n'y aura pas possibilité de le brancher directement sur un réseau ou sur l'autre sans une adaptation préalable.
Les deux territoires logiques ainsi définis entraînent une certaine incompatibilité entre les systèmes qui y sont raccordés. Autre exemple les pas de vis normalisés en mesures métriques à côté de ceux normalisés en pouces anglais. La conversion de l'un en l'autre est dans le cas général impossible.
* La logique des péninsules imaginaires admet l'extension d'un territoire logique du réel physique par celui d'un réel imaginaire.
Comme l'ombilic du trou noir le relie à la partie réelle observable de l'univers, tout territoire du réel trivial est relié par un isthme à un territoire imaginaire qui est inséparable de lui.
L'état vigile est prolongé par l'état de rêve, les deux étant reliés par un isthme hypnagogique. La logique psychique doit tenir compte de cette relation.
Si les isthmes de péninsules imaginaires sont logiquement rompus, les péninsules deviennent des îles groupées en archipels. On parle alors de clones idéels.
* A côté des fonction logiques il existe 7 fonctions relationnelles dont 2 sont également logiques, ce sont:
inférieur à / inférieur ou égal à / supérieur à / supérieur ou égal à / appartenant à / égal à (logique) / différent de (logique) /
Toutes les fonctions relationnelles peuvent être définies à partir d'une combinatoire de fonctions logiques.
Il y a, en outre, deux autres fonctions logiques spéciales appelées opérateurs, car on peut les appliquer, en une seule opération, à chaque item d'un vecteur, autrement dit d'une chaîne de nombres, ce sont:
réduction ou compression - notée par la barre oblique /
propagation ou expansion ou cumul - notée par la rétrobarre \
On place avant l'opérateur réduction l'une des fonctions arithmétiques + - : * < > que l'on veut appliquer sur tous les items:
+/ est la réduction additive (lorsque appliquée à un vecteur qui est une séquence de bits elle donne le nombre de 1 dans la séquence). (lorsque appliquée à une séquence de nombres entiers elle donne la somme arithmétique de ces nombres). */1 2 3 4 donne 10
-/ est la réduction soustractive
*/ est la réduction multiplicative ou réduction de "fois" qui donne le dernier terme de la multiplication de chaque item par le résultat précédent:
*/1 2 3 4 donne 24
>/ est le plus grand item
</ est le plus petit item
On définit très simplement à la suite l'étendue, les fonctions retiens et rejette par exemple.
Le symbole rétrobarre \ appelé opérateur expansion ou propagation ou cumul peut être précédé des symbole arithmétiques + ou * et des symboles logiques = ou différent #.
La propagation de l'addition +\ fait la somme de tous les composants du vecteur:
+\1 2 3 4 donne 1 3 6 10
La propagation de "fois" donne la suite de termes multipliés par le précèdent:
*\1 2 3 4 donne 1 2 6 24
Appliquons la propagation puis la réduction de la différence ¹ à un vecteur binaire:
¹\0 1 1 0 0 0 0 1 0 1 1 1 0 0 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 donne
0 1 0 0 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 0
¹/0 1 1 0 0 0 0 1 0 1 1 1 0 0 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 donne
0 c'est à dire le dernier terme du précédent
Nommons une séquence binaire B; avec les briques élémentaires: 0 1 et ¹, nous pouvons construire, en lisant les opérations de la droite vers la gauche:
0 ¹B qui est la réplication à l'identique
1 ¹ B qui est le NON, la négation binaire
B ¹ B qui est la négation de soi-même c'est à dire, la platitude, la mort
1 ¹ B ¹ B qui est après la mort le remplissage compact de l'espace par des bits élémentaires, le passage à l'uniformité
0 ¹B ¹ B qui est, après la mort, le vide total de l'espace, le retour à l'incréé.
* Les logiques dimensionnelles sont des logiques fonctionnant dans des espaces informationnels à n dimensions
0-logique: le global, le repos l'indifférencié
1-logique: l'objet lui-même, la forme sans fond
2-logique: objet et sujet s'excluant mutuellement et tiers exclu
3-logique: objet liaison sujet
4-logique: objet liaison sujet image ou réflexion échange action évolution dans le temps
5-logique
6-logique qui permet de fusionner en une seule logique la logique relativiste et la logique quantique en faisant disparaître leur aspect probabiliste
n-logique:
* La logique polonaise varie continûment de 0 à 1.
La logique polonaise s'applique à la densité en optique.
La logique polonaise s'applique à toute notion de valeur appliquée
* La logique quaternaire accepte A, non-A, A-et-non-A, Ni-A-ni-non-A
* La logique binaire a deux états de parité, pair, impair, que l'on note habituellement 0 et 1.
* La logique arithmétique est une logique numérale basée sur les règles de l'addition
* La logique goedélienne tient compte des incomplétudes et inconsistances
* Les logiques emboîtées sont un ensemble de logique différentes appliquées suivant les niveaux de conscience ou d'expression.
Pour passer du niveau quantique au niveau macroscopique on est contraint d'emboîter deux logiques.
* La raison est une faculté de penser en fonction de principes.
Le non-rationnel peut être raisonnable et raisonné, l'irrationnel aussi.
* L'intelligence fait le départ entre le possible et l'impossible.
* La raison fait le départ entre ce qui a un sens et ce qui n'en n'a pas, dans le champ de cohérence adopté.
* Le rationalisme est la mise en oeuvre systématique de la raison.
La voix de la raison est basse et elle dit toujours la même chose a écrit Freud.
* L'ennemi essentiel de la découverte c'est le rationnel réduit à lui-même.
Pour presque tous, remettre en cause sur quelque point que ce soit leur rationalité, c'est sombrer dans l'irrationnel avec la pire des connotations péjoratives et le refus de tout dialogue sur le sujet.
D'où vient ce syndrome ? C'est que en Occident on confond logique et rationalité.
* Réduire le rationnel à la logique est irrationnel.
* Le rationnel est bien plus vaste que la logique, il s'étend à tout ce qui est réfutable, quelle que soit la méthode de recherche et d'exposition et quelle que soit la virginité du champ exploré.
* L'art comme la musique, la sculpture sont rationnels au même titre que la science.
* L'émotion sentimentale est une fonction rationnelle de l'inconscient, même si pour l'instant nous en méconnaissons la plupart des mécanismes.
* L'objet du discours rationnel est un événement et non pas une chose ou une substance locale et temporelle.
Cet événement peut être explicite ou implicite, local ou non local, temporel ou a-temporel, il peut être contenu dans des champs vierges de toute explicitation de la connaissance, ceux que l'on évacue habituellement en les étiquetant de "parasciences".
* Il n'y a pas de pseudo-sciences parascientifiques, mais il y a malheureusement des para-scientifiques des deux bords qui s'enorgueillissent d'en discourir sans rigorisme scientifique ou qui s'enorgueillissent de les évacuer du champ de l'exploration scientifique au nom d'un dogmatisme a-priori donc a-scientifique.
* Est proclamé rationnel ce qui relève de la raison.
Des domaines considérables de l'activité intellectuelle humaine hors du domaine à proprement parler scientifique peuvent être rationnels.
* La rationalité n'est pas l'apanage exclusif des hommes de science.
Remettre en cause, sur quelque point que ce soit, la conception habituelle de la rationalité, c'est pour certains sombrer dans l'irrationnel, avec la pire des connotations péjoratives, entraînant de ce fait le refus de tout dialogue raisonnable sur le sujet.
* Ce qui est profondément irrationnel c'est confondre rationnel et logique.
* Le domaine rationnel est bien plus vaste que le domaine logique, ce dernier ne constitue qu'à peine 5% de l'ensemble si on l'y inclus.
* Un théorème est une assertion formulée en langue ordinaire et dont la vérité a été démontrée, c'est à dire prouvée à l'aide d'arguments logiques rigoureux.
Dans les systèmes formels les théorèmes produits sont des chaînes de symboles.
Le premier théorème gratuit est un axiome indémontrable,
Il existe un moule commun dans lequel tous les axiomes sont coulés dans un schéma d'axiomes,
Les règles sont des règles de production ou d'inférence,
* Les règles de production établissent un lien de causalité entre la nature théorématique de deux expressions sans pour autant affirmer que l'une ou l'autre est un théorème, Elles exigent des manipulations avant-arrière arbitraires.
* On peut soit travailler à l'intérieur d'un système, soit faire des observations, de l'extérieur, au sujet du système,
L'intérieur d'un système est entremêlé avec son extérieur, * La procédure de décision est un test de théorèmeté qui apporte une réponse en un temps fini acceptable, L'argument d'hérédité élimine les expressions qui ne sont pas bien formées.
Les règles sont limitées dans leurs résultats parles théorèmes de Goedel, d'Hofstadter et l'arrêt de Turing.
* Le théorème d'Hofstadter dit qu'il existe des systèmes formels dont l'espace négatif, le fond qui est l'ensemble des non-théorèmes, n'est pas un espace positif, autrement dit il existe des systèmes formels dont le fond n'a pas de forme.
Si le fond-source d'un rayonnement intense est un trou noir, ce dernier n'a pas de forme. On ne peut le décrire de façon formelle puisqu'une forme émerge toujours d'un fond par néguentropie ou y retourne par entropie.
* Une théorie est un ensemble de concepts organisés dans un champ de cohérence. Qui dit théorie dit prétention à pouvoir juger par anticipation face à une mise en situation.
* Toutes les théories sont réfutables et un jour réfutées.
L'irréfutabilité d'une théorie pendant longtemps n'est jamais le signe d'une supériorité mais de son inutilité, puisque c'est en la réfutant qu'on avance.
* Sont les meilleures théories du moment, celles qui résistent le mieux à la critique réfutatoire de tests sévères idéels ou expérimentaux
* Il n'y a pas de théories vraies ou fausses, il y a des théories fécondes ou inutiles
* La logique de la connaissance d'une théorie c'est le plan de sa testabilité
Il peut y avoir une sous-détermination d'une théorie par les faits:
S'il existe souvent plusieurs théories distinctes pouvant expliquer des faits d'observation en nombre forcément limité, il n'existe aucun moyen empirique de trancher entre elles bien que leurs significations et les implications nouvelles de leurs généralisations soient tout a fait différentes.
Prenons, avec Atlan, l'exemple des réseaux neuromimétiques: pour un réseau donné le nombre de façons de connecter entre eux les éléments du réseau est beaucoup plus grand que celui de ses états possibles. Chaque structure du réseau représente une théorie qui permet d'expliquer et de prédire par le calcul les faits qui correspondent aux états stables du réseau.
Pour cinq éléments interconnectés, s'il peut occuper cinq états il y a mille milliards de théories différentes à prendre en compte. On a donc quelques centaines d'états pour des milliards de structures différentes possibles. Il en résulte qu'un grand nombre de structures différentes conduisent aux mêmes états stables, autrement dit qu'un très grand nombre - des milliards - de théories différents prédisent les même faits observables. Notre connaissance de cette ignorance c'est celà l'expérience de notre volonté.
* Le réel physique est constitué de champs provoqués par des émissions réabsorptions de particules virtuelles.
Des interactions incessantes entre l'ensemble des champs possibles caractérisant les phénomènes observables.
* Un champ de phasons de quantons n'a pas de substance autre que vibratoire informationnelle. On y associe les amplitudons des quantons c'est à dire des manifestations matérielles structurées par ces champs.
Ces quantons sont l'aspect quantique d'un objet sans préjuger de la nature de sa manifestation.
* Si on change de paradigme on abandonne non seulement la théorie mais aussi l'ancien modèle.
Mais ces changements n'ébranlent pas beaucoup l'édifice car tout modèle s'articule avec tous les autres voisins.
* Les logiques ne sont pas des théorie mais des langues, c'est à dire des système de signes avec les règles de leur emploi, elle sont donc par essence transdisciplinaires.
Il ne faut pas croire qu'il n'en existe qu'une seule, il y en a autant qu'il y a de niveaux de conscience et de modélisation des facettes du réel.
* Est proclamé trivialement irrationnel ce qui est hors du domaine du penser actuel raisonnable.
* Est déclaré irrationnel ce qui est non accessible à la méthode scientifique
* La mathématique est la science de la quantité et de l'ordre. Elle permet d'effectuer des opérations, de relation, de quantité et de mesure sur des nombres et des symboles
* Dans son essence la mathématique est un ensemble de vues de l'esprit, répliques conscientes de schèmes inconscients qui régissent selon nous l'image que nous nous faisons du monde.
* Les êtres mathématiques peuvent être conçus sans la matière mais n'existent qu'avec elle.
Actuellement il se publie chaque année quelque 2 000 théorèmes nouveaux dit-on. Si une grande partie des mathématiques ne correspond encore à rien en physique, peut-on en déduire que les mathématiciens puissent créer à l'avance tous les algorithmes nécessaires aux physiciens futurs?
L'algorithme mathématique dégénère et baisse d'efficacité lorsqu'on va de la physique à la chimie, puis à la biologie, à la psychologie, enfin à la sociologie. On le sait, mais on n'en tient aucun compte dans l'enseignement comme dans les publications.
* La mathématiocité n'est pas un critère normatif de scientificité.
* Toute discipline dispose de ses propres concepts, pas forcément mathématisés ni mathématisables et pourtant opératifs.
Les mathématiques sont paradoxalement la plus utile et la plus inutile des choses, puisque la solution d'un problème, s'il est bien posé, est toute entière contenue dans l'énoncé.
Les mathématiques, comme toutes les sciences d'ailleurs, sont des phénomènes pensés par des cerveaux humains.
* Ce que nous en captons ce sont des pensées transmises par des idées.
* Une idée mathématique ou autre, est une pensées décorporalisée aussitôt que formulée.
La plupart des branches des mathématiques sont des outils transdisciplinaires.
* La parole comme l'écriture est le truchement permettant à plusieurs cerveaux humains d'entrer en communication, en résonance comme en discordance en temps réels comme en temps différés.
Pour importante qu'elle soit, cette constatation est pourtant presque complètement ignorée dans la vie des hommes de science qui mettent un point d'honneur à ignorer la présence humaine à tous les stades du développement et de la création. Il est pourtant très difficile d'admettre que le fonctionnement d'un cerveau soit différent en mathématique, en logique, en sciences naturelles, en philosophie ou en art.
Nous en conjecturons l'universalité de la vie psychique appliquée à travers la versatilité des nos objets d'attention.
Classer à part telle ou telle catégorie de disciplines, fut-elle mathématicienne ou mathématisée est abusif.
* Sait-on qu'il se crée environ deux mille théorèmes nouveaux par an dans lemonde. Il s'ensuit que nul ne peut être assuré d'avoir fait le tour complet des méthodes mathématiques pouvant lui être utiles.
* La vérité mathématique s'exprime dans le développement de la forme abstraite alors que la vérité scientifique vit dans le monde des faits interprétés.
* Les modèles mathématiques théorisés forment un ensemble cohérent d'informations qui, collectivement constituent une culture scientifique et technique, en un mot une technoculture.
* C'est l'homme qui construit l'édifice technoculturel et le rend cohérent.
* Les théories se succèdent en améliorant l'édifice scientifique global.
* Abandonner une théorie ou changer de paradigme n'ébranle pas l'édifice, il en retouche la compréhension.
* Une maxime est l'équivalent sociolinguistique d'un axiome mathématique.
* L'homme vit à l'ombre de maximes qu'il admire, sans souvent en comprendre le sens symbolique perdu dans les poubelles de l'histoire.
Ces maximes, déformées par le temps, deviennes des barbarismes ésotériques cryptiques comme celles de Princeton University: Dei sub numine viget ou de Paris: fluctuat nec mergitur ou encore nec pluribus impar.
* Une métalangue est une langue parlant des propriétés ou du fonctionnement d'une langue.
* Toute métalangue est soumise à la double contrainte goedélienne. puisque reposant sur des axiomes indécidables dans leur ensemble.
* Seule une métalangue permet de parler des propriétés d'une théorie.
* Seule une métamathématique permet une étude formelle des preuves logiques déduites des axiomes
Il est très difficile d'admettre que le fonctionnement d'un cerveau soit différent en mathématique, en logique, en sciences naturelles, en philosophie ou en art. Nous en conjecturons l'universalité de la vie psychique appliquée à travers la versatilité des nos objets d'attention comme la théorie des attracteurs, celle des boucles étranges, les théorèmes de Goedel, de Turing, d'Hofstadter.
* Il y a plusieurs degrés d'abstraction: dans celui de la physique, les êtres ne peuvent ni être conçus, ni exister sans matière: dans celui des mathématiques les êtres, conçus sans matière ne peuvent exister sans elle.
* La métaphysique étudie le troisième degré d'abstraction: celui des êtres qui sont conçus et existent sans matière.
L'étude de la transcendance est du domaine de la métaphysique.
* Un métaplan est un plan associé à un métabut.
Vouloir atteindre à l'objectivité est un métaplan irréaliste.
* Un métaprédicat est un prédicat portant sur les propriétés des connaissances
La réalité en soi n'est pas connaissable car sa création est transcendante.
* Un métaproblème est un problème se présentant au cours de l'étude des méthodes permettant de résoudre un problème.
La différenciation des fractales pose un métaproblème insoluble.
* Une métaproposition est une proposition portant sur les caractéristiques d'une proposition.
Si je propose l'application de l'intégrale de parité pour étudier un phénomène physique ou biologique, je fais une métaproposition.
* Une métaquestion est une question du métadiscours portant sur le processus de connaissance.
Les rétroactions en boucle étrange posent une métaquestion: comment rétroagir en temps différés ?
* Le métaréalisme veut que l'esprit et la matière forment une seule et même réalité.
* Une métarègle est une règle dont certaines prémisses portent sur des métaconnaissances.
* Une métareprésentation contient des métaconnaissances
La métareprésentation d'une conique conduit à une métaconnaissance du cercle, de
l'ellipse, de la parabole, de l'hyperbole.
Des symboles, une expression, une règle, une procédure, associés à un objet, en
donnent une métareprésentation..
* Un métalivre est un livre dont le texte critique un autre livre.
Le livre de Jacques Costagliola, "Faut-il brûler Darwin" est un métalivre, comme celui de Rémy Chauvin; "L'imposture darwinienne".
* Un métasignal est un signal permettant d'interpréter d'autres signaux.
Le bruit de fond radioastronomique est un métasignal supposé de l'origine de l'univers.
Un nuage est un métasignal de pluie.
Un rituel est un métasignal efficace de répétition d'action.
* Un modèle est une notion très multiconceptuelle.
* Un modèle est toujours une approche représentative d'un système ou d'un item.
* Un modèle est toujours une simplification de la représentation d'un item.
* Un modèle est parfois une imitation.
* Un modèle peut être un sujet que l'on copie.
* Un modèle est un objet caractéristique d'une classe.
* Un modèle est un type déterminé au sein d'un ensemble polytypique.
* Le modèle social que l'on choisit, parce qu'il nous semble le mieux convenir, est celui qui transmet un ensemble d'informations, légitimant en les limitant, les paramètres à contrôler dans la situation expérimentale ou factuelle actuelle, sans nécessairement les formuler, les énumérer et les justifier.
C'est ce modèle d'ensemble qu'on nomme une culture.
* En sciences sociales, le modèle d'acculturation est préféré au modèle algorithmique car la transmission des connaissances n'est pas directement logiquement contrôlable.
* Dans les sciences idéelles la fonction prédictive est maximale, la fonction représentative secondaire.
* Dans les sciences appliquées c'est la fonction représentative qui domine.
* Dans les sciences comparatives la fonction représentative est maximale, la fonction prédictive seconde.
* Dans les sciences relationnelles les deux volets représentatifs et impressifs coexistent toujours à égalité.
* Dans les sciences morales et politiques, la fonction impressive domine quoique rarement explicitement avouée.
* Toute science, toute technologie, disposent de leurs propres concepts, certains plus généraux que d'autres. Un petit nombre peuvent être qualifiés de transdisciplinaires.
* Les modèles bâtis par les scientifiques forment un ensemble cohérent d'informations structurées, qui, collectivement, constituent ce qu'on peut appeler une technoculture.
* Ce sont des hommes qui construisent l'édifice scientifique, rendu cohérent par la théorisation de modèles.
Les théories se succèdent et améliorent le modèle.
* Si on change de paradigme on abandonne non seulement la théorie mais aussi l'ancien modèle. Mais ces changements n'ébranlent pas l'édifice dans son ensemble, car tout modèle s'articule avec tous les autres voisins.
* Les technocultures ont besoin d'outils nouveaux, qui, de multidisciplinaires passent par l'interdisciplinarité, pour devenir à la fin véritablement transdisciplinaires.
Chemin faisant ils changent de nature et c'est à l'explosion diversifiée de méthodes nouvelles qui en découlent que nous assistons.
* Un modèle culturel est un ensemble des représentations du monde et de notre existence, déterminant des attitudes et des conduites sociales dominantes dans une société à une époque déterminée.
* Un modèle descriptif est une représentation descriptive simplifiée mais conforme La pompe cardiaque est un modèle descriptif du fonctionnement du coeur.
* Un modèle normatif est assujetti à une norme de fait ou explicite.
Les cartes de géographie sont des modèles normatifs de représentation d'un territoire avec le nord toujours en haut de la carte.
* Un modèle standard est modèle faisant l'objet d'un consensus étendu à une époque donnée.
La représentation des molécules chimiques a fait l'objet de plusieurs modèles
standard.
* La modélisation est la conception et mise en oeuvre d'un modèle.
* La modélisation est l'établissement d'une structure formalisée pour rendre compte d'un ensemble de phénomènes qui possèdent entre eux certaines relations.
* La modélisation est une approche simplifiée représentative d'un système.
* La modélisation peut être une imitation.
On modélise un avion dans un modèle réduit.
* La modélisation peut être une copie.
On a modélisé les premières roues d'automobiles sur celles des fiacres.
* La modélisation peut être la typification d'un item.
Par exemple un modèle déposé.
* La modélisation peut être la simplification de la représentation d'un item.
Un cercle peut modéliser un disque.
* Actuellement on conçoit une modélisation de l'univers à n dimensions.
Les modèles représentatifs de l'univers se succédants et meurent presque aussi vite que fond la neige au soleil. Ils ont cependant le mérite de stimuler notre réflexion et de nous faire progresser dans la découverte et l'explicitation des phénomènes naturels.
On fait appel actuellement à des modèles à au moins six dimensions.
* La moyenne est ce qui se trouve entre deux items.
* La moyenne est ce qui est au milieu entre les extrêmes.
* La moyenne est ce qui est le plus couramment admis.
* La moyenne est ce qui est ni franchement bon ni évidemment mauvais.
* La moyenne arithmétique est la moyenne de la somme des nombres d'un
ensemble.
* La moyenne géométrique est une moyenne proportionnelle selon un des paramètres du système.
* La moyenne harmonique est située au centre des moyennes distances d'une ensemble de points représentatifs de grandeurs.
Le centre de gravité pondéré est représentatif de la moyenne harmonique des masses considérées.
* La moyenne quadratique est la moyenne de la somme des carrés des nombres.
* Tout territoire qualifié d'imaginaire, puisque non directement perceptible par nos sens, est en quelque sorte le prolongement orthogonal invisible du territoire logique de tout notre espace trivial perçu.
Ce sont ces territoires imaginaires qui sont la source de bien des conflits.
* Un territoire imaginaire est la partie réelle-imaginaire d'un territoire physique observable.
Comme l'ombilic d'un trou noir qui le relie à la partie réelle observable de l'univers, tout territoire du réel-trivial, c'est à dire observable et localisable dans l'espace-temps est relié à un territoire réel-imaginaire, inséparable de lui, mais non directement perceptible par nos sens.
Ces territoires imaginaires ce sont, entre autres structurés et délimités par les normes techniques, les syntaxes des langues, les programmes informatiques cachés, les codages, les cryptages, les présupposés, les référentiels culturels, les rituels, etc.
Ce sont ces territoires logiques qui protègent les enjeux économiques de notre époque bien plus que les classiques barrières douanières.
* Les consécutions itératives sont la répétition modulée de raisonnements aboutissant à un jugement.
* Les consécutions évolutives sont une suite de raisonnements aboutissant à un jugement.
A coté des consécutions itératives, les consécutions évolutives tiennent une grande place dans nos jugements.
* Un jugement porte soit sur un objet de la connaissance, soit sur une pièce de la connaissance. Il distingue habituellement:
- ce qui est actuellement évident et ce qui est potentiellement évident de ce qui est controuvé.
- il distingue également: le prouvé du prouvable, le subjectif de l'intersubjectif - prétendu objectif.
* Si j'écris A est actuellement vrai, cela peut dire trois choses différentes: il existe actuellement une preuve de A, - une preuve de A est connue, - A est connu de moi, ou de nous, pour être vrai.
* Si je dis: B est potentiellement vrai, cela peut vouloir dire des choses encore plus différentes: il peut exister une preuve de B - une preuve de B est peut-être connue, - B peut être tenu pour vrai jusqu'à preuve du contraire.
* Oprel est un mot-chimère: opposé-relié
* Un oprel est un couple de notions qui sont reliées quoique conceptuellement opposées.
Matière-antimatière, concret-virtuel, sont des couples d'oprels ou d'opposés-reliés.
* Un hordan est un mot-chimère qui exprime la fusion en un seul réel observable ce qui est dans et ce qui est hors un système.
Un ruban de Moebius, une bouteille de Klein sont des hordans matériels.
Notre psychisme est un hordan immatériel.
Une langue d'un groupe humain est un hordan langagier.
* L'anagogie est la projection dans le futur de l'intégration du passé
L'anagogie, projection dans le futur de l'intégration du passé, est opposée à la typologie qui est la cristallisation dans le présent de l'intégration du passé d'un système.
* L'analogie repère soit un isomorphisme soit une copie.
* L'analogie est comparaison entre eux de phénomène très différents.
* L'analogie repère une similitude de fonctions remplies fortuitement par des caractères semblables.
* L'analogie exprime une ressemblance entre items appartenant à des contextes différents.
* L'analogique est la reproduction non discrète d'un signal.
* Analogique qualifie ce qui se suit en continu.
* L'analogique est la représentation continue d'un signal.
* L'analogique est la représentation graphique métaphorique d'un phénomène.
L'analogique n'existe que comme une enveloppe intégrale approximative de phénomènes discrets quantiques sous-jacents. On les retrouve à tous les niveaux de complexité, mais chaque fois transformés par l'émergence de propriétés nouvelles.
* Est analogue ce qui est comparable dans sa forme ou sa fonction.
Hélice de bateau et hélice d'avion sont analogues.
* Est analogue ce qui suit en continu.
Jadis les disques étaient des enregistrements analogiques des sons.
* Analogue implique une ressemblance entre items différents mais non semblables.
Un chapeau peut être analogue à une crête d'oiseau.
* L'axiomatique est un ensemble cohérent d'axiomes.
* L'axiomatique est un système de propositions posées avant d'effectuer une démarche logique hypothético-déductive.
* La procédure axiomatique est sémantiquement vide, mais syntaxiquement contraignante.
Elle n'a pas d'effet sémantique sur l'objet, mais contraint la logique hypothético-déductive à laquelle elle s'applique.
Axiomatique et concepts opératoires sont ainsi irréductiblement liés.
Les concepts ne peuvent être engagés sans les axiomes et les axiomes ne peuvent être engagés sans les concepts.
L'axiomatique est un virus, jusqu'ici bénin, qui a colonisé toutes les mathématiques.
Ceux qui ont des difficultés à innover ou à découvrir, peuvent toujours oeuvrer sur les multiples façons de généraliser ou de combiner des axiomes, ce qui explique qu'il y ait actuellement quelque 2 000 théorèmes nouveaux publiés chaque année.
Une collection d'axiomes est une matrice qui, en quelque sorte, va engendre des théorèmes par le sperme combinatoire de la déduction logique.
Cette collection d'axiomes peut être créée de novo, ou être déduite d'autres théorèmes peu importe. Seule la règle logique choisie est intangible et perdure à travers les méandres de la pensée.
Y a-t-il une hiérarchie entre les théorèmes? Non, il y a plutôt cohérence.
La cohérence est toujours locale et non générale, il ne faut pas l'assimiler à une certitude, ni à une norme de vérité.
Cette obstination de certains à vouloir à tout prix tout hiérarchiser est le reflet d'une aspiration sociale qui est un choix sentimental que d'aucuns ont parfaitement le droit de ne pas partager, car il n'est pas essentiel.
* En axiomatique de Péano on pose comme axiomes:
1.- (choix) zéro est un nombre entier.
2.- (hiérarchie) tout entier a un suivant qui est un entier.
3.- (origine) zéro n'est le suivant d'aucun nombre entier.
4.- (spécificité) deux nombres entiers sont égaux si leurs suivants le sont et des entiers différents ont des suivants différents.
5.- (hérédité) si une propriété est vraie du nombre 1 et si l'on établit qu'elle est vraie de n+1, si elle est vraie de n, elle est vraie pour tous les nombres entiers.
La réduction de l'axiomatique de Péano produit une anaxiomatique.
L'axiome de choix n'existe plus au niveau du zéro qui est à la fois le néant et le vide-plein et n'est plus un nombre, mais un signe.
L'axiome hiérarchique n'existe plus puisque c'est la parité et non l'entier qui est pris en compte.
L'axiome d'origine est effacé puisque zéro n'est pas un nombre à l'origine, il n'existe qu'en tant qu'anti-un.
L'axiome de spécificité, n'existe plus puisque seule la parité et non l'égalité est prise en compte.
L'axiome d'hérédité, n'existe plus puisque un nombre exprimé en binaire n'hérite pas de la parité de son prédécesseur lors de la propagation asymétrique de la parité.
* Un axiome est une proposition primitive admise sans démonstration avec des règles logiques de déduction en vue d'une théorie.
Suivant que l'on admet ou n'admet pas l'axiome du continu dénombrable, c'est toute la physique qui en est changée.
* Axiome et concepts opératifs logiques sont irréductiblement liés en une axiomatique.
Chaque parité nouvelle est la résultante de chaque parité ancienne cumulée à toutes les parités de tous les prédécesseurs, indépendamment de l'ordre de ceux-ci.
* L'ancron exprime le contact entre le local et le global.
* L'ancron est interface entre le réel trivial et l'imaginaire.
* L'ancron est interface entre l'information et l'énergie
L'ancron est à la fois du genre temps et du genre espace, puisque placé à leur interface.
L'évolution des quantons par propagation asymétrique de la parité sépare le réel observé en deux corrélats: le réel imaginaire du genre temps et son anti-temps qui est l'espace trivial du réel physique. les amplitudons étant du genre spatial et les phasons du genre temps.
Le temps du réel imaginaire s'écoule en sens inverse du temps dans le réel physique ce qui est confirmé à la fois par les trous noirs où le temps devient l'espace et vice-versa ainsi que par le paradoxe du vieillard et du nourrisson.
Au quantum d'action de Planck succède le concept complexe nouveau de "quantum d'informaction".
On retrouve ici la relation d'incertitude puisque sur la maille élémentaire au niveau de l'espace de Planck, alpha et tau sont interchangeables et qu'il est impossible d'avoir une localisation spatio-temporelle inférieure à la maille.
Autrement dit le bit initial, l'ancron est à la fois du genre temps et du genre espace.
Son déploiement peut être soit du genre espace soit du genre temps ce qui est équivalent puisque l'un est l'anti de l'autre.
Le photon est à lui-même son anti-particule, ce qui explique qu'il soit simultanément présent aux deux extrémités de sa trajectoire..
Au niveau de la maille élémentaire, la delta-entropie de Kolmogorov prend un sens intrinsèque et un trajet peut y être décrit de façon binomiale par une suite binaire.
Un tel réseau explicite les papiers pliés de Dekking et Mendès-France, les suites de Peyrière, les perturbations de toutes sortes y compris au niveau culturel.
* L'ancron est un finiment petit.
* L'apartheid scientifique résulte d'un conformisme social dogmatique excluant toute théorie nouvelle considérée comme iconoclaste et conduisant à la marginalisation ou l'exclusion de ses auteurs
Ce fut le cas de l'héliocentrisme pour Galilée, de la mémoire de l'eau actuellement avec Benveniste.