SCIENCE EN FRANCE
TRANS-SCIENCE
A.F.I.
BIBLIOGRAPHIE
CONTACT
 
EVOLUTION DES CULTURES DE L'HUMANITE
par
Marcel V. Locquin
 

                      Le plus vieil homme connu
Il date de  -2,4Ma (millions d'années) environ. L'Homo habilis, l'homme habile de ses mains pour tailler des outils est le plus ancien représentant connu du genre Homo, il marque le début de ce que les paléontologues nomment le  Moustérien archaïque.
Il était, comme les Australopithèques, de petite taille, environ 1,2 à 1,6m, avait un crâne de capacité moyenne, de 600 à 700 millilitres, avait le front fuyant, pas de menton, des fémurs rectilignes, un bassin court et large. Il fabriquait des galets aménagés sur leurs deux faces, retouchés par percussion pour servir d'outils. Ils sont taillés en diverses roches comme le quartz, la quartzite, le basalte. Il fabriquait aussi des outils en éclats de pierre, en os ou en ivoire. Il vivait au Kenya, en Afar et en Tanzanie à Olduvaï. Il cultivait la terre. Il montrait probablement des prédispositions à un langage primitif par vocalisations modulées, encore limitées par sa faible capacité cérébrale, car l'anatomie de sa boite craniennes et la forme de sa cavité buccale le permettaient. Néanmoins ont peut légitimement le placer à la racine de nos cultures, car .c'est alors le point de départ d'une véritable production standardisée des outils, autrement dit une industrie. Cela indique l'existence d'une pensée conceptuelle, capable de modelliser des outils préconçus en fonction d'un dessein. Il est fort probable qu'auparavant ainsi qu'au même moment,  l'homme ait pu réaliser des outils en bois qui ont disparu depuis.

         Notre ancêtre direct l'homme debout
 Vers  -1,9Ma une nouvelle espèce d'homme, l'Homo erectus apparaît en Afrique de l'Est. Il dominera longtemps l'Afrique orientale. C'est probablement notre véritable ancêtre en ligne directe. Il avait une station verticale plus constante que celle des Australopithèques. On pense qu'il a progressivement développé un début de langage articulé, langage qui explosera ensuite en se diversifiant avec l'Homo sapiens que nous sommes encore. Cette évolution du langage est due à la descente de son larynx, ce qui a dégagé une cavité buccale plus ample, devenant ainsi plus apte à produire une plus grande variété de sons modulés par la langue très mobile.
Depuis  -1,7Ma la colonisation progressive de l'Afrique et de l'Asie s'est faite par l'Homo erectus en partant du Kenya, de la région du lac Turkana. Il n'est pas étonnant que l'homme ait pu, à pied, coloniser de si grands espaces, si on remarque qu'il ne faut que dix ans à un homme actuel pour aller à pied d'un bon pas du cap de Bonne-Espérance à la Terre de Feu en passant par l'Asie et le détroit de Behring alors pris par les glaces. Il n'était donc pas nécessaire pour l'homme d'avoir préalablement développé la navigation pour entreprendre de si grandes migrations.

   Réflexion technologique ébauche d'une culture technique
Daté de  -1,7Ma on a découvert un abri en demi-cercle coupe-vent à Olduvaï, en Tanzanie. Il s'agit  d'une évolution géométrique de l'habitat aménagé, ce qui prouve l'existence pr'alable d'une réflexion technologique.

                      Émergence du sacré, constat culturel de la transcendance
 En -1,3Ma on observe une préservation des crânes humains séparés du corps, en Afrique. L'homme avait sans doute conceptualisé la notion d'esprit et de survie, prouvant ainsi une ouverture au sacré. Il rattachait l'esprit au crâne et à son contenu. Pour faciliter la survie des disparus, il en conservait les crânes. Plus tard, our les conserver avec une apparence de vie et retenir leur esprit il les surmodelait en argile.

  Extension de la culture technologique
A cette époque il y eut une extension de la fabrication des outils en pierre taillée par percussion et éclats. On trouve alors des outils symétriques en pierre, en Afrique.au Paléolithique inférieur, c'est le débu de la période dite Acheuléenne. Les premiers outils en pierre n'étaient habituellement travaillés que sur une seule face. Apparaissent alors des retouches sur les deux faces pour obtenir une symétrie sagittale. En Afrique orientale les sites acheuléens connus sont: Olduvaï, Olorgesailie, Katandusi dans le rift, dans l'est du lac Turkana, à Nsongesi entre l'Ouganda et la Tanzanie, à Isimila et Lukuliro au Sud de la Tanzanie, à Melka Kontouré en Ethiopie.

                      Débuts de l'espace social associant technique et esthétique
En -1,3Ma c'est le début de la maîtrise du feu  en Afrique, avec création d'un espace social. La maîtrise du feu s'est faite en plein air d'abord. Le feu ensuite établi sous abri, a conduit au foyer situé dans un espace aménagé pour l'habitat. C'est le début d'une construction à double usage social: pour y habiter et pour y tenir des cérémonies cultuelles. C'est aussi l'apparition de la double symétrie sur les outils, symétrie bifaciale et symétrie bilatérale ce qui implique un sens certains de l'esthétique associé à celui de la fonctionalité.

     Processus évolutif progressif d'hominisation
En -1,2Ma  débute la glaciation alpine de Gunz. Il se produit alors une diversification des outils et de la maîtrise du feu, ainsi qu'une progression de l'aménagement de l'habitat,. Ce sont les débuts du premier art rupestre, ainsi qu'un développement de la modulations vocales des sons, bref du chant.

          Notre cousin quasi  muet, le Néandertalien
 En -300.000 se différencie l'Homo presapiens neanderthalensis ou Néandertalien qui ne parlait pas, il grognait. Le terme de Néandertalien vient du nom d'une localité Néanderthal, située près de Dusseldorf, en Allemagne, où on découvrit les premiers restes fossiles de cette nouvelle espèce humaine. Malgré sa grande capacité cranienne, notre lointain cousin ne pouvait presque pas parler du fait de la morphologie de sa cavité buccale. Il ne devait prendre, que temporairement, la station verticale, car il avait le dos voûté, ci qui indique une préférence pour la station assise ou accroupie.

  Naissance de l'Homo sapiens, cultivé et se prétendant sage
   -160.000 environ, naissance de l'Homo sapiens africain l'homme qui sait qu'il est homme,  descendant direct de l'Homo erectus. Il développe le langage articulé. Il est présent dans les mêmes lieux en même temps que le Néandertalien, jusque vers -35.000 ans. On lui prête le langage avec la double articulation, sémantique et syntaxique qui deviendra celui de l'homme moderne, d'après l'iirigation de l'aire pariétale du cerveau révélée par les empreintes en creux des vaisseaux méningés, d'après le développement de sa cavité buccale et la descente de son larynx, ce qui démontre une parenté anatomique et fonctionnelle avec l'homme actuel. Nous sommes toujours des Homo sapiens.

                     Réchauffement interglaciaire facilitant l'épanouissement culturel
En  -120.000 début d'un intense réchauffement pendant la période interglaciaire Riss-Wurm. Le Sahara était alors pluvieux et sillonné par l'homme. C'est, de notre point de vue l'optimum thermique de tout le quaternaire. La température moyenne est plus élevée de 2° qu'aujourd'hui. Les mers sont à 6m au dessus du niveau actuel. C'est le début du "Moustérien", qui est d'abord le fait de l'homme de Néanderthal, vivant en hordes, organisant son habitat autour de foyers, avec ses sépultures et ses outils. De grands changements climatiques induisent à cette époque une socialisation progressive et l'extension des industries humaines. Cela permet l'apparition du culte des morts, les peuplements extensifs et le développement de l'art. Ceci indique que l'homme n'a développé des sentiments religieux qu'après avoir vécu les quatre cinquième de son histoire.

  Divergence des morphologies de l'Homo sapiens
 Vers -114.000 environ, on constate, suivant les régions des divergence des morphologies de l'Homo sapiens à partir de la morphologies initiale, dite négroïde. Mais il est évident, d'après les os fossiles, que la taiile et la forme cranienne, pour ne citer que ces deux facteurs, ont divergé suivant les régions géographiques considérées à partir de l'Afrique en direction de l'Asie. La couleur de la peau à cette époque nous est inconnue, car non fossilisée.

                L'homme diffuse sa culture dans toute l'Europe
En -40.000 l'Homo sapiens, ou homme de Cro-Magnon, est présent dans toute l'Europe
La branche européenne de l'Homo sapiens se différencie alors nettement de la branche asiatique. Cela a pu être mis en évidence par la distance génétique entre les gênes mitochondriaux des hommes actuels présents dans les différentes régions de la planète.
Il y a alors changement de technique de débitage de la pierre, Elle aboutit à des outils plus légers et à l'utilisation d'objets naturels non travaillés. Il effectue ensuite, sur les traces de l'Homo erectus une nouvelle et  progressive colonisation de la planète par les premières navigations importantes attestées. L'Homme de Cro-Magnon chasse alors le boeuf musqué Ovibos pallatus. Nous sommes encore actuellement des Cro-Magnon. Nous avons la même morphologie et, par rapport à eux, depuis cette époque, notre capacité crânienne a plutôt diminué. Actuellement il ne faut que dix ans pour faire le tour de la planète à pied en marchant d'un bon pas. Sans, ou avec des moyens de navigation, l'homme a pu alors pu coloniser la planète en moins de mille ans.

              Naissance du dénombrement, du commerce et de l'industrie
En -40.000 on trouve un peu partout des entailles sur bois et sur os, faites pour compter et garder en mémoire ces dénombrements faits pour quantifier les échnages commerciaux. C'est une attestation du début du comptage, du calcul et de la comptabilité,accompagnant un langage structuré.
En -36.000 dispaissent les Néandertaliens au début du Paléolithique supérieur.

  Développement de l'outillage au service de la culture artistique
L'homme fabrique vers -35 000 des grattoirs, des burins et des objets inutiles tels que parures et bijoux en os ou dents d'animaux. Il place du mobilier en os d'animaux dans les tombes. C'est l'apparition extensive de l'art au sens moderne du terme.

  Expansion mondiale de l'art
A partir de-32.000 il y eut expansion de l'art, dans les mêmes formes et quasi simultanément en Tanzanie, Afrique de l'Est, en Australie, en Afrique du Sud, en Inde, en Amérique, accompagné d'une créativité multiple.Cela s'est développé, sans que ces populations aient pu se copier entre elles, en raison des distances océaniques et terrestres considérables qui les séparaient. On contstate là de véritables résonances trans-culturelles.
Daté de  -28.000 ans on découvre, dans les sols gelés en permanence de la toundra Russe, le cadavre complet d'un homme de Cro Magnon revêtu de ses habits.Il portait un costume somptueux, avec chapeau, veste, pantalon, mocassins et une parure faite de bandeaux brodés de 3.000 perles en ivoire de Mammouth. Ceci indique un haut niveau social, une pensée symbolique très élaborée et un sens de l'esthétique développé.
En  -20.000 une production de traits gravés, peints ou dessinés évoquent des nombres. Auparavant, vers  -40.000 ans, on avait déja trouvé des entailles sur bois et sur os. C'est une attestation du développement du calcul.

                   Naissance des activitésculturelles collectives
   -10.000 au Cénozoïque, au Quaternaire, début de l'Holocène et du Mésolithique. Il y a un net réchauffement de la planète. Ce réchauffement aura pour conséquence, qu'en quelque 3.000 ans, l'homme changera complètement de mode de vie. Il inventera l'agriculture, l'élevage domestique, la poterie, la métallurgie ainsi que des rudiments d'écriture, C'est l'époque de plein épanouissement de la forêt, qui reconquiert progressivement en Europe, les terrains autrefois recouverts par les glaces.
De  -10.000 à -7.000, il pleut au Sahara. Cela se termine avec la naissance de la civilisation pharaonique en Egypte.
 En  -10.000 il y a, dans une grotte en Sicile, la figuration d'une danse rituelle autour de deux pendus.
En  -10.000 environ, il existe une proto-écriture hellienne disséminée sur galets. Elle tire son nom du dieu Hel, première divinité monothéiste connue des Sumériens.
En  -9.000 c'est la fin du Paléolithique. L'optimum climatique de notre planète s'est bien établi et est devenu constant, cela a permis une stabilisation progressive de l'habitat collectif humain. Cela dégagera du temps libre et conduira à l'invention du calcul puis de l'écriture. Dix mille ans avant notre ère, on constate un développement accéléré du langage articulé, conséquence de ces phénomènes. L'écriture permettra ensuite d'écrire et de conserver des traces pérennes de notre histoire.
Cet optimum climatique pour l'homme marque le début du Néolithique, l'age de l'homme taillant des outils en pierre et produisant de la nourriture végétale par la culture.
Il se produit alors un bouleversement au Moyen-Orient avec la sédentarisation et le début de la sélection génétique des graminées.
L'exécution en plâtre ou en argile des crânes surmodelés, révèle des pratiques religieuses funéraires. Il y a des figurations anthropomorphes et zoomorphes. C'est un grand pas en avant pour l'évolution humaine. Désormais le développement des pratiques sociales prendra le pas sur le développement individuel ou clanique.

  Désertification provoquée par l'homme
En -8.500 en Jordanie, centré sur les villes d'Aïn Ghazal et de Jéricho, dans une bande délimité par la Méditerranée, les déserts d'Israël, de Jordanie, d'Irak et de Syrie, il y eut sédentarisation des pasteurs. Il s'ensuivit une forte croissance démographique, constatée par l'invention du stockage des récoltes de grains en silos, accompagnée d'une complexification des règles sociales dans des villages, accompagnant la métallurgie du cuivre.
En -7.000 au Pakistan, se développent des villages avec élevages de bovins, d'ovins et cultures de céréales. En Turquie, on cultive du blé, de l'orge et des lentilles, il y a domestication du mouton et de la chèvre. Au Japon, on réalise des céramiques à décor cordial. Dans les Balkans on construit des villages architecturés Il y a diversification de la représentation humaine en femmes et hommes et création du temple qui est un espace sacré. En Sauveterre, dans le Massif Central, en France, culture des légumineuses, pois et lentilles.
A Acacus, aux confins algéro-lybiens, on a découvert un squelette négroïde portant des traces de vêtements en cuir.

                    Développement de l'agriculture et du commerce
En  -6.000 à Sumer on fabriquait 15 sortes de bières différentes, objets d'un commerce régional.
A cette époque il y eut diffusion du Néolithique vers l'Ouest de l'Europe avec le développement du commerce. C'est le début de l'extension progressive de la culture des céréales en Europe avec élevages de chèvres, de porcs, de bovidés. A Menton, dans le Sud de la France, vivait un groupe de chasseurs, cultivateurs et éleveurs de moutons et de chèvres. Dans ce site on a découvert un homme de 40 ans, mort d'un cancer osseux rare qui ne touche que les os plats. C'est celui dont est mort de nos jours le Président français Pompidou.

  L'homme devient bâtisseur
Vers  -5.000 ans on estime que la planète a environ 5 millions d'habitants. Le régime climatique actuel est bien établi. En Mésopotamie, le Calcholithique, caractérise une culture qui utilise le calcaire pour bâtir. Les Élamites s'installent sur le Sud-Ouest du plateau iranien. C'est le début de la culture du riz en Chine du Sud.
De   -5.000 à -4.000, le Néolithique se développe en Égypte et au Moyen Orient et il est présent en Grèce.
Le Néolithique danubien s'étend alorsdu bassin du Danube au bassin parisien. Il produit des céramiques à décor rubané. On assiste à la naissance des premières villes européennes. Les volcans d'Auvergne sont toujours en pleine activité.
Vers  -5.000 environ, il y a migration des Peuls de la vallée du Nil jusqu'au Sénégal et au Caméroun, en Afrique. C'est une grande migration, faite à pied, à travers le continent africain, la première qui n'ait pas emprunté les routes côtières de navigation.
Depuis  -4.500 au Néolithique danubien à décor poinçonné, on construit de grandes maisons rectangulaires en bois. Il y a des signes d'écriture proto-hellienne. A la même époque on remarque des signes géométriques sur des figurines, faisant penser à une proto-écriture symbolique hellienne.

  Un calendrier mondial
En  -4.500 en Égypte, on abandonne un calendrier mixte lunaire-agraire, pour officialiser l'année ronde de 360 jours répartis en 12 mois de 30 jours, plus 5 jours supplémentaire nommés épagomènes. Le mois est divisé en trois décades.Les mois étaient groupés en trois saisons, chacune de 4 mois. Le début de l'année était marqué par la crue du Nil, au début de la saison des inondations. Le calendrier républicain tentera de reprendre les décades, qu'il nomma décadis, mais sans succès.
En  -4.229 en Égypte, l'année civile dite vague de 365 jours, débute avec le lever héliaque de Sirius. Elle succède à l'année "ronde" de 360 jours. C'est notre année actuelle, mais le point de départ coïncidant avec le lever héliaque de Sirius est alors différent. Cette coïncidence ne se répète que tous les 1.461 ans. Cela démontre les grandes connaissances astronomiques de cette époque, car le lever héliaque de Sirius, une demie heure avant le lever du soleil, est difficile à observer.

            Débuts de l'urbanisation, métallurgie du bronze
Vers  -4.100 une civilisation proto-urbaine se développe dans la ville de Suze, en Élam, au Moyen Orient. On construit des Temples sur terrasses. On fabrique des outils en bronze. Cent ans plus tard il y a extension des agglomérations humaines, avec cultures irriguées, dans les vallées du Nil, du Tigre, de l'Euphrate, de l'Indus et du Huang-Ho au Turkestan.
Datée de -4.000 environ, dans l'île de Rodoy, en Norvège, on découvre la peinture rupestre d'un skieur. Le dessin en est tellement évocateur, qu'on a peine à en refuser l'interprétation contemporaine. Il a été pris comme emblême des récents jeux olympiques d'hiver en Norvège.
Bien plus tard, en  -1.700 dans les Alpes du Sud, au Mont Bégo, se développe une métallurgie du bronze, alliage de cuivre et d'arsenic. Cette métallurgie a été possible car, sur le site, coexistaient les minerais des deux composants de ce bronze particulier. Les autres bronzes sont à base de cuivre et d'étain.Sur le site on y trouve des gravures de symboles religieux liés au culte du taureau, dieu de l'orage.

               Débuts de l'écriture et du système décimal
Vers -4.000 il y eut invention de l'écriture suméro-akkadienne, première écriture élaborée au Moyen Orient. Les Élamites sur le plateau iranien utilisent un système de numération à base 10. Il y eut également invention et extension des bulles comptables en Iran, Syrie et Mésopotamie. Chronologiquement, la base 10 du système décimal a été successivement utilisée par: les Élamites du plateau de Sumer en -4.000, à Sumer même en -3.200, en Akkadie en -3.000, en Égypte en -2.700, par les Sémites de Mésopotamie en -2.500, par tous les Mésopotamiens en -2.350, par d'une part les Hittites, d'autre part les Indusiens en -2.000, par les Babyloniens en -1.900, par les Assyriens en -1.500, par les Étrusques en -650, enfin par les Indusiens en sankrit en -500.

                 Sumer berceau de l'écriture et phare de la culture moderne
En  -3.500 on estime que la planète avait environ 20 millions d'habitants. Elle n'en avait que cinq en -5.000. Elle a donc quadruplé en un millénaire et demi. A Ourouk, naît alors la première écriture sumérienne, ninivite cunéiforme. Cinq cents ans après la première invention d'une proto-écriture dans cette même région. Sumer est bien le berceau commun, tant de la culture moderne occidentale que de la culture indienne dite à tort indo-européenne, qui est en fait suméro-indusienne.
A cette époque on effectue des calculs sur argiles molles à Suze et à Sumer.
Auparavant les calculs se faisaient avec les objets mobiles, de petits cailloux ou calculi. En repoussant l'argile molle d'une tablette avec un roseau taillé en pointe on traçait les caractères dits cunéïformes. Ces caractères étaient de deux types: les clous longs et les chevrons courts, tracés soit horizontalement, soit verticalement. La tablette d'argile était ensuite cuite si on voulait en assurer la conservation.
On a trouvé des tablettes comptables élamites dans l'actuel Khouzistan, en Iran, sur le bord du golfe persique.
En Élam et en Mésopotamie, on invente des sceaux cylindriques servant à marquer les objets et les actes d'un propriétaire. C'est une méthode permettant, par impression en creux sur argile molle puis cuite, de signer les actes et de désigner les objets cités dans ces actes par cette même signature.
Vers  -3.300 il y a des contacts commerciaux réguliers entre la Mésopotamie et l'Égypte. Ces contacts on été accompagnés d'une migration linguistique. On trouve en égyptien ancien des mots sumériens avec la même prononciation et la même signification.

  Développement comptable sumérien
En -3.300 on développe les bulles comptables et on utilise des chiffres à Sumer. On note des encoches et des empreintes comptables à Suze, ce qui prouve l'existence d'une numération écrite.Les bulles comptables présentaient, à leur extérieur, le récapitulatif de ce qui était à leur intérieur.
On invente en -3.200 à Sumer une numération positionnelle à base 60 et sous-base 10.
Chronologiquement, la base 10 du système décimal a été successivement utilisée par: les Élamites du plateau de Sumer en -4.000, à Sumer même en -3.200, en Akkadie en -3.000, en Égypte en -2.700, par les Sémites de Mésopotamie en -2.500, par tous les Mésopotamiens en -2.350, par d'une part les Hittites, d'autre part les Indusiens en -2.000, par les Babyloniens en -1.900, par les Assyriens en -1.500, par les Étrusques en -650, enfin par les Indusiens en sankrit en -500. Dans la numération française actuelle il subsite des traces du double mode sumérien dans la formulation mixte sexagasimale-décimale: "soixante quinze et quatre vingt quinze", au lieu de la formulation homogène décimale: septante cinq et nonante cinq comme actuellement en Suisse.
En  -3.110 eut lieu l'invention de l'écriture thinite consonantique Égyptienne, pendant la première dynastie, invention de la seconde écriture sumérienne, et de l'écriture proto-élamite et sumérienne des chiffres.
En  -3.000 environ, à Sumer, on rédige des textes sur la vie mythique de la première divinité monothéiste connue, nommée Hel. C'est aussi le début de la civilisation crétoise.
A la même date,  l'homme devenu sédentaire au Moyen Orient et en Europe, atteint un haut niveau d'urbanisation, avec la fondation des villes de Troie ou Ilyion, située à l'emplacement de l'actuelle Hisarlik en Asie Mineure, de Tyr, aujourd'hui Sour au Sud de Beyrouth, au Liban, de Carthage près de Tunis, et de Memphis en Égypte.
C'est aussi l'invention du papyrus comme support de l'écriture en Égypte. Il est obtenu à partir de la tige triangulaire de cette plante, découpée en lanières  minces, macérées dans l'eau pour qu'elles deviennent visqueuses, puis accolée et superposées croisées, enfin aplanies par martelage.

  Débuts de l'arithmétique et des monnaies
En  -3.000 en Mésopotamie, en Iraq et en Iran actuels, on élabore les premières règles arithmétiques. Apparition de la numération à base 10 akkadienne. Système de numération à base 4, archaïque sumérienne en Mésopotamie. Écriture et système de numération hiéroglyphique égyptien. Naissance d'une écriture proto-indienne en Inde.
Chronologiquement, la base 10 du système décimal a été successivement utilisée par: les Élamites du plateau de Sumer en -4.000, à Sumer même en -3.200, en Akkadie en -3.000, en Égypte en -2.700, par les Sémites de Mésopotamie en -2.500, par tous les Mésopotamiens en -2.350, par d'une part les Hittites, d'autre part les Indusiens en -2.000, par les Babyloniens en -1.900, par les Assyriens en -1.500, par les Étrusques en -650, enfin par les Indusiens en sankrit en -500.
En  -2.900 naît le deuxième système de numération proto-élamite décimal en Mésopotamie suivi en  -2.850 d'un nouveau système sumérien de notation cunéiforme des chiffres. En  -2.850 on invente un bordereau économique avec, au recto le détail comptable et au verso le total et la récapitulation des titres correspondants. Comme les bulles comptables de -3.300, qui présentaient, à leur extérieur, le récapitulatif de ce qui était à leur intérieur.
En -2.825 fondation à Sumer, de la ville de "Ka Dingir Ra" ou "Porte de Dieu", qui deviendra plus tard "Bâl-ilâmi", puis Babylone.

  Ouverture au symbolisme par l'écriture
   -2.800 début de la période de dominance Suméro-élamite en Mésopotamie.
A Sumer, on développe une écriture sur argile, rattachée à la langue parlée.
C'est le passage symbolique du pictogramme au phonogramme. Les pictogrammes, au départ figuratifs d'objets, deviennent des transpositions phonétiques d'idées. Ces phonogrammes sumériens, peuvent exprimer la combinatoire de 4 voyelles et de 14 consonnes. Cette évolution est la plus grande révolution conceptuelle et technologique de tous les temps. Elle libère la langue écrite du corset de l'image. La langue écrite peut dorénavant vivre libre en s'alliant à la parole. La parole pourra exprimer, transposée par l'écrit, l'abstrait, le virtuel et l'imaginaire. C'est cette révolution qui assurera l'essor et la diversification eurasiatique plurilingue du langage articulé écrit. C'est elle qui assurera l'adéquation de l'écrit à l'oral, car si l'oral évolue, l'écrit suit, en fixant des instants de cette évolution.

   Rôle culturel de l'astronomie
En  -2.800 environ, à Babylone, sous le règne du roi Surga d'Akkad, il y a un grand développement de l'astronomie.
La longueur de l'année est calculée à 0,001% près et, les mouvements du soleil et de la lune, sont connus avec une marge d'erreur égale à trois fois seulement leur valeur selon les connaissances de notre XVIIème siècle. Cinq planètes du système solaire étaient connues et ainsi nommées: Nélo-Mercure, Ishtar-Vénus, Nergal-Mars, Mardock-Jupiter, Ninib-Saturne. Cela dénotait une connaissance stupéfiante par sa précision, des coordonnées célestes des planètes du système solaire, ainsi que celles de la lune, données acquises par visées à l'aide de baguettes de banbou évidées, sans lunettes, ni télescopes.
-2.800 environ, les villes de Bedar et Ebla sont commercialement les plus actives en Mésopotamie. Mâri est une ville circulaire de 1.900m de diamètre, également située en Mésopotamie. A cette époque, Ebla a 20.000 habitants et compte un millier de gardes, 800 tisseuses, 260 menuisiers, 60 charretiers, 30 messagers et une centaine de patriciens.  -2.773 est l'origine des temps selon le calendrier égyptien.
On connaît cette date avec précision, car elle est basée sur une coïncidence des années astronomiques et civiles, coïncidence qui ne se produit que tous les 1.461 ans, et est appelée période sothia ou grande année.
   -2.700 rédaction de l'épopée mythologique de Gilgamesh, transposition épique de l'histoire sumérienne.
 
  Le système décimal
En  -2.700 les Égyptiens utilisent un système de numération digitale à base 10. On écrit les chiffres cunéiformes en notation sexagésimale à Sumer.
Chronologiquement, la base 10 du système décimal a été successivement utilisée par: les Élamites du plateau de Sumer en -4.000, à Sumer même en -3.200, en Akkadie en -3.000, en Égypte en -2.700, par les Sémites de Mésopotamie en -2.500, par tous les Mésopotamiens en -2.350, par d'une part les Hittites, d'autre part les Indusiens en -2.000, par les Babyloniens en -1.900, par les Assyriens en -1.500, par les Étrusques en -650, enfin par les Indusiens en sankrit en -500.
En -2.650 à l'époque présargonique les mathématiques sumériennes, à Fara en Iraq, débouchent sur le système des abaques pour le calcul.

   Diversification des  écritures
 En  -2.600 naissance de l'écriture hiératique hiéroglyphique égyptienne. C'est une cursive égyptienne dérivée des hiéroglyphes monumentaux.
En -2.500 apogée de Mâri, cité assyro-mésopotamienne. Les migrations amorites vont en Iran. Développement de la civilisation Minoenne crétoise. Elle est caractérisée par le culte de Minos.
En -2.500 naissance de la première écriture chinoise et développement progressif de l'acupuncture en Chine, pratiquée avec des aiguilles en bambou. Contrairement à ce qu'on a pu penser, l'écriture est née en Chine 1.500 ans après l'écriture suméro-akkadienne.
En  -2.500 environ, développement de l'écriture élamite cunéiforme. Naissance de l'écriture consonantique sémitique en Syrie. Les Sémites mésopotamiens inventent la base 10, incluse dans le système sexagésimal, pour le calcul.
Après les Égyptiens, à Shumppak, au Sud de la Mésopotamie, on utilise une numération additive sexagésimale-décimale pour effectuer additions, multiplications et divisions. Les 59 premiers entiers sont écrits additivement en base 10, avec la combinatoire de deux symboles cunéiformes: le clou vertical et le chevron horizontal, de petite et de grande taille.
En  -2.350 débuts de la numération acrophonique assyro-babylonienne.C'est une notation cunéiforme phonémique des nombres.
En  -2.350 la base 10 supplante progressivement la base 60, dans l'usage courant, en Mésopotamie.
On découvre en  -2.300 système de numération harapéen à base 4, proto-indien.

  Les migrations de Sumer vers l'Indus
Vers  -2.100 antérieurement venues de Sumer, intensification des migrations européennes vers l'Indus.Contrairement à ce que pensent certains, la culture indienne est, comme la nôtre issue de Sumer. Antérieurement aux flots humains, il y avait eu une importante migration linguistique culturelle par les canaux commerciaux. Les premiers flux migratoires importants se sont faits dans le sens Europe-Inde.
En -2.100 on utilise une écriture cursive abrégée pour noter les hiéroglyphes égyptiens. Il s'agit, dirions-nous actuellement, d'une sténographie.
En  -2.050 dans l'empire d'Our III, apparition du premier code des lois, avec également codification de la divination et figuration du caducée.

  L'époque de la babellisation
Autour de  -2.000 on constate un peu partout une explosion linguistique diversifiée, dont le centre de gravité est situé en Mésopotamie, à Sumer.
En -2.000 arrivée en Grèce des Achéens, venus d'Europe centrale, qui seront les premiers Hellènes, arrivée en Iran des langues Suméro-Hittites venues de Sumer,  différenciation dialectale des langues suméro-indusiennes, improprement dites "indo-européennes", en 14 grands groupes. On les nomme: aryo-indien ou indo-aryen, iranien, anatolien, thokarien, arménien, hellénique, italique, celtique, germanique, slave, baltique, albanien, thraco-phrygien et vénéto-illyrien.
En  -2.000 débuts de l'écriture minoenne-crétoise hiéroglyphique.Il a fallu mille ans, pour que la langue minoenne-crétoise développe une écriture. Débuts de l'écriture ougaritique cunéiforme. Début de l'écriture araméenne, langue qui, plus tard, sera la langue du Christ. Son alphabet est à l'origine des alphabets: arabe, hébraïque, syriaque, kharosthi, et de plusieurs écritures de l'Asie centrale. On parle encore un dialecte araméen de nos jours à Masalula au Nord de Damas en Syrie, ainsi que dans le Nord de l'Iran. L'araméen a essaimé en Afrique par la vallée du Nil jusqu'aux bords du golfe de Guinée, au Caméroun actuel.
En  -2.000 une langue suméro-indusienne dite abusivement indo-aryenne se développe en Iran, puis se diversifie en Védique et en Sanskrit. La langue védique est à l'origine de toutes les langues suméro-indusiennes de I'Inde.
Ces langues suméro-indusiennes sont dites abusivement indo-européennes, leur prototype en serait le sanskrit, langue artificiellement reconstruite par les grammairiens dans la période pré-moderne, comme le fut, chez nous, le latin pseudo-classique ecclésiatique. Le sanskrit a survécu, actuellement noté par l'écriture surlignée de l'alphabet devanagari qui sert aussi à écrire actuellement le hindi - deuxième langue du monde par le nombre de ses locuteurs, après le chinois et avant l'anglais - mais aussi le népali, le marathe et le sindhi. Le bengali, le gumurkhi et le gujrati qui en sont dérivés.
En -2.000 la langue italique se répand en Italie, en se diversifiant plus tard à partir des migrations des Vénètes.
De -2.000 à -1.500, les langues baltes et slaves ont des contacts étroits. A -2.000 on constate un système de numération cunéiforme assyro-babylonien. A la même époque les Indusiens, populations vivant dans la vallée de l'Indus en Inde, utilisent un système de numération à base 10. Chronologiquement, rappelons que la base 10 du système décimal a été successivement utilisée par: les Élamites du plateau de Sumer en -4.000, à Sumer  même en -3.200, en Akkadie en -3.000, en Égypte en -2.700, par les Sémites de Mésopotamie en -2.500, par tous les Mésopotamiens en -2.350, par d'une part les Hittites, d'autre part les Indusiens en -2.000, par les Babyloniens en -1.900, par les Assyriens en -1.500, par les Étrusques en -650, enfin par les Indusiens en sankrit en -500.
En -1.900 se produit le développement de l'écriture hiératique égyptienne réservée aux prêtres et de l'écriture dite linéaire-A, minoenne crétoise. Autour de-1.750 il y eut  généralisation de l'écriture en Chine  En -1.700 naît le système de numération linéaire crétois

  Naissance de la normalisation
 En -2.000 le pied de Nippur, étalon de longueur, est une barre de cuivre de 41,5Kg, longue de 11,35cm, la coudée vaut alors 110,35cm. C'est la première mention d'un étalon physique de longueur comme le sera quatre  mille ans plus tard le mètre déposé au pavilon de Breteuil à Sèvres en France.
A la même époque, à Sumer, on conceptualise des nombres réguliers et on calcule des racines carrées. Les nombres réguliers sont ceux dont l'inverse peut être écrit en notation sexagésimale.

                       Le premier calculateur
En  -2.000 le gurumikhi, en Grèce, est le premier calculateur analogique connu, utilisé principalement par les astronomes. C'est l'apogée de l'astronomie à Babylone, en Égypte et en Orient. Huit cents ans auparavant on avait constaté sa naissance, sans aucune aide d'instruments d'optique, ni de calculateurs.
En -1.850 en Égypte, premier calcul du nombre pi = 3,1604.
-1.800 numération positionnelle à base 60, savante, babylonienne.
On calcule alors la largeur d'un rectangle, sa diagonale étant connue, ainsi que la relation linéaire entre ses côtés. Le système de numération à base 60 a été inventé par les Sumériens en -3.200.
En  -1.800 on publie une table des racines carrées à Nippur, ville de la basse Mésopotamie. Les mathématiciens de Babylone connaissent ce qui deviendra plus tard le théorème de Pythagore.

                     Débuts de la médecine et de la déontologie
En  -2.000 première publication de textes médicaux à Our. En -1.800 un code de déontologie médicale est écrit par Hammourabi en Mésopotamie. Il devancera celui d'Hippocrate de mille quatre cents ans.
 
 

  Les Rig-Véda
 De  -1.800 à -800, rédaction des Rig-Véda en Inde. Ce sont 1.028 hymnes, divisés en 10.000 strophes.

.                     Des syllabaires aux  alphabets
En  -1.700 ce sont les débuts d'une écriture proto-sinaïtique alphabétique primitive et de l'écriture hiéroglyphique Hittite. En-1.600 il y a une écriture protophénicienne. Alors se développent la civilisation mycénienne.et de l'Ancien Empire Hittite.
De  -1.600 à -1.220, en Anatolie, la langue Hittite domine. et de  -1.600 à -1.300, on utilise la langue palaïque, proche du Hittite.
En  -1.594 les Assyro-Babyloniens s'effondrent sous les coups des Hittites.
En  -1.580 élaboration du syllabaire cypriote. En -1.500 il y a un système de numération Hittite à base 4 en Anatolie.et en -1.450 développement de l'écriture archaïque oraculaire en Chine.

                Grands développements mathématiques
-1.650 en Égypte, dans le texte écrit sur le papyrus de Rhind, on découvre entre autres,une méthode de calcul d'un champ rond - surface d'un cercle - comme étant le triple du diamètre multiplié par 1/12. On y trouve aussi des tables de décomposition, d'addition et de multiplication des fractions. Copié par le scribe Aklmès d'un texte plus ancien, le papyrus de Rhind montre comment décomposer les inverses des entiers en "quantièmes", pour opérer multiplicatiions et divisions, ainsi que des réductions au plus petit dénominateur commun. La division par 2 est appelée dimidiation. On y calcule  pi = 3,16, mais pi n'est pas conceptualisé en tant que nombre.
En  -1.600 il y a un grand développement des mathématiques à Sumer avec extraction des racines cubiques, table des puissances successives, résolution des équations du premier degré à une ou deux inconnues, des équations du second degré, calcul de la surface du trapèze, du volume du tronc de pyramide, etc.
En -1.300 il y a un système de numération hiéroglyphique urartéen en Arménie.

                         Mesure publique du temps
-1.550 environ, en Égypte, Amenemhat invente une horloge hydraulique. Elle est en forme 'entonnoir, sur les parois duquel sont gravées les 12 heures de la nuit.
En -1.450 sous Toutmosis III en Égypte, on construit des obélisques solaires et des cadrans solaires portables.

.                         L'alphabet moderne
En  -1.500 diffusion de l'écriture cunéiforme assyro-babylonienne. Il y a en Crète une écriture synthétique crétoise linéaire-A à Phaïstos, que je viens de déchiffrer.
En  -1.450 environ, naissance de l'alphabet phénicien moderne, issu de l'araméen, en Phénicie, l'actuelle Palestine - Israël. L'alphabet araméen est aussi à l'origine des alphabets: arabe, hébraïque, syriaque,grec, kharosthi et de plusieurs écritures de l'Asie centrale. On parle encore un dialecte araméen de nos jours à Masalula au Nord de Damas en Syrie ainsi qu'au Nord de l'Iran. L'araméen a essaimé en Afrique par la vallée du Nil jusqu'aux bords du golfe de Guinée, au Caméroun actuel.

  L'énigme du Hourrite
   -1.450 début du Nouvel empire Hittite.
   -1.400 à Mittani, à l'Est de l'Assyrie, existe l'état des Hourrites parlant le Hourrite,  langue non apparentée aux voisines et dont l'origine est inconnue.On connaît un traité en hourrite sur l'entrainement et les soins des chevaux. On y construit aussi des chars de combat à 2 roues, ce qui démontre un haut degré de culture.

  Le grec archaïque
-1.400 l'écriture linéaire B est présente à Cnossos, en Crète. Le grec archaïque ou mycénien, est écrit en linéaire B, qui est un syllabaire et non un alphabet.
-1.400 en Chine, à l'époque Tchang, sous Tang le victorieux, les kia wen ou jagu wen sont des inscriptions archaïques sur écailles de tortues.

                    Renaissance du monothéisme
En  -1.375 Aménophis IV, dit Akhénaton, époux de Néfertiti, institue le monothéisme sans dogmes et sans clergé, bien après les Sumériens qui avaient conceptualisé le dieu Hel avant  -3.000.
De  -1.374 à -1.347, sous Aménophis IV, se développe le culte d'Aton.

  Nomadisme et migrations
-1.350 environ, les Philistins, nomades venus par mer, installent cinq cités sur la côte syrienne-Phénicienne: Gaza, Ashqelon, Ashdod, Eqron et Gat. Ils ont donné le nom à la Palestine.
-1.300 une grande vague migratoire européenne se fixe définitivement dans la vallée de l'Indus. Ces Européens deviennent des Indusiens. Auparavant les premières migrations avaient eu lieu vers -2.100.
-1.300 les Hébreux, venus de Mésopotamie, où ils étaient sédentaires depuis un millénaire, apparaissent en Palestine, puis en Égypte.
-1.300 les Étrusques, venus d'on ne sait où, sont présents en Toscane.

                    Refondation du monothéisme
-1.225 refondation du monothéisme par Moïse, après révélation sur le Mont Sinaï du décalogue, abrégé complet de morale en dix commandements. Le monothéisme avait été déja inventé plusieurs fois: avant -3.000 avec le dieu Hel des Sumériens, à -1.850 avec Abraham et à -1.375 avec Aménophis IV, dit Akhénaton, époux de Néfertiti.

  Diversité culturelle et technique
En -1.200 apparition des carrés magiques en Chine.  Ce sont des matrices arithmétiques douées de propriétés remarquables, ce qui montre le haut degré d'abstraction mathématique atteint à cette époque.
-1.100 extension de l'écriture phénicienne vers la Grèce. Elle préfigure l'écriture alphabétique linéaire moderne. Elle s'écrivait alors de droite à gauche.
En  1.100 environ, utilisation du boulier et édition de livres d'arithmétique en Chine.
En -1.090 en Chine, utilisation du gnomon pour mesurer l'angle que fait l'axe de la terre avec le plan de l'écliptique.
Trois mille ans avant le temps présent, c'est à dire pendant le millénaire qui a précédé notre ère, tout ce qui perdure actuellement du point de vue culturel et technique est déjà là en germe ou réalisé.

                L'alphabet se substitue aux syllabaires
-1.000 environ, l'iranien en Iran actuel, et l'avestique dans l'est-iranien dominent, ces langues concourent à la diffusion de l'écriture alphabétique d'origine phénicienne au Proche Orient. Il y a une écriture méroïtique monumentale en Égypte, une écriture sabéenne au Yémen actuel, une écriture paléo-hébraïque en Palestine. Cette dernière est le précurseur de l'hébreu carré.
En  -1.000 environ, on découvre une écriture synthétique des Eskimos. Cette écriture est plutôt une histoire contée en images figuratives entremêlée de symboles abstraits exprimant des actions.

                   L'Europe celtique
Deouis -1.000 il y a eu expansion de la langue celte en Europe. Les Celtes occupent alors toute la péninsule Ibérique, la Gaule et la Grande- Bretagne. La langue celte, encore communément parlée ne subsiste, sous forme de Goïdélique ou Gaélique, qu'en Irlande occidentale et sous forme de Breton, qu'en Bretagne en France. Il y a cependant ailleurs en Europe, de nombreux noms de lieux qui en sont dérivés comme: Lugudunum - Lyon et Loudun, Mediolanum - Milan, Eburacum - Évreux et Évora, Éburdunum - Yverdon, Dubron - Douvres.
En  -1.000 environ, le Germain, langue Nordique, est présent au Sud de la Scandinavie, au Danemark et en Allemagne du Nord.
Vers cette même date, Sulvastra d'Apastamba, en Inde, donne une formule de conversion de la surface du cercle en carré, soit 3,004 fois le carré du demi diamètre du cercle. Ce qui équivaut à définir implicitement la valeur de pi. Un peu plus tard on corrigera en 3,088 fois le carré du demi diamètre du cercle.
En  -995 résolution d'équations mathématiques en Chine. En -1.600 à Sumer on avait déja atteint le même degré de développement des mathématiques.

             Intensification des échanges Chine - Occident
De  -986 à -906, en Chine, vie de Mou-Wang de la dynastie Tchou. Il meurt à *80 ans. Il conduisit des expéditions victorieuses vers l'Asie Mineure et étendit l'influence chinoise en établissant des contacts avec l'Occident.
En  -983 les Étrusques, venus de Toscane, s'établissent en Asie centrale. Ils étaient depuis -1.300 en Toscane, en Italie centrale.
En  -959 l'approximation calculée de pi = 3, à Jérusalem, est en retard d'un siècle sur celle des Égyptiens. En -1.850, les Égyptiens avaient donné un meilleure valeur de pi = 3,1604.
En -900 environ, les kia-wen, sont inscrits sur bronze en Chine.
-1.400 sous Tang le victorieux, les kia-wen ou jaguwen sont des inscriptions sur écailles de tortues.
 
  Invention de l'impression en Chine
 -896 on invente les impressions lithographiques en Chine.

  La révolution alphabétique grecque
En -933 les Grecs adoptent l'alphabet phénicien.
En  -900 cent ans après celle de l'écriture paléo-hébraïque, naissance de l'écriture hébraïque proprement dite. Elle deviendra plus tard, en se normalisant, l'hébreu carré.
-900 établissement des premières colonies celtiques en Gaule. On a peu d'informations sur les populations gauloises de l'époque préceltique.
-876 invention de la notation alphabétique des voyelles en Grèce. Après Sumer qui en -2.800 a développé une écriture rattachée à la langue parlée assurant ainsi le passage du pictogramme au phonogramme, l'invention de la notation des voyelles qui permettent ainsi de noter les phonèmes des langues étrangères, est la seconde grande révolution dans l'histoire du langage articulé humain Ce fut une invention cruciale qui permit un développement prodigieusement diversifié des langues européennes, tout en assurant leur intercommunicabilité par l'écrit. Cela avait été rendue nécessaire par le passage des syllabaires phonémiques à l'alphabet phénicen puis grec. L'association voyelle-consonne permet la transposition écrite alphabétique des phonogrammes syllabiques étrangers. Toutes les langues n'ont pas suivi cette voie. Les alphabets arabe, hébraïque et  polonais sont des exemples actuels de "faux alphabets" en quelque sorte, puisqu'ils n'individualisent pas ou presque pas les voyelles. Ils sont restés à un stade syllabaire cryptique, habillé du qualificatif alphabétique.

  La grande diversification des cultures
En  -850 essor de l'écriture arabe et de l'écriture hébraïque.
En   -848 environ, achèvement de l'Iliade par Homère. Homère, dont on ne sait pas grand chose sur sa vie, eut une influence profonde sur le développement de la poésie, des arts, de la philosophie et de la religion dans tout l'occident.
En   -802 environ, naissance du calendrier chinois.et proclamation de l'unité cosmo-individuelle qui est enseignée dans les Upanishads, textes sacrés védiques, en Inde.
En   -800 début de l'écriture démotique égyptienne.Écriture cursive populaire de l'ancienne Égypte, dérivée de l'écriture hiératique, réservée aux prêtres, qui existait depuis -1.900.

                          L'écriture italique
En  -800 l'italique, langue qui s'est répandue oralement en Italie depuis -2.000, invente une écriture l'italique. A ne pas confondre avec l'italique, ou écriture penchée actuelle.
En -800 la langue étrusque, isolée de ses voisines, utilise l'alphabet grec.
En -797 l'alphabet avestique de Syrie est utilisé en Inde pour écrire le sanskrit.
Les premières migrations parties de Sumer avaient eu lieu vers -2.100. En -1.300 une grande vague migratoire européenne se fixe définitivement dans la vallée de l'Indus. Ces Européens deviennent des Indusiens. Cela établit clairement que la première migration humaine et culturelle dominante s'est faite alors dans le sens Ouest-Est. Ce n'est que plus tard que le sanskrit, sera écrit, comme le hindi, en caractères surlignés devanagari.

                 La planète a 100 millions d'habitants
Vers  -750 on estime la population du globe à 100 millions d'hommes. Elle n'en avait que cinq en -5.000, et vingt en -3.500.
En  -747 accession au pouvoir de Nabonassar à Babylone. Une carte du ciel est commentée en écriture cunéiforme à Babylone.
En  -727 Homère écrit l'Odyssée d'Ulysse en dialecte ionien, grec.
En  -700 création du syllabaire persépolitain cunéiforme.
En  -700 naissance du nouveau calendrier romain de Numa Pompilius, l'année a 355 jours et 12 mois lunaires. On ne connaît du latin archaïque qu'une inscription sur une pierre noire de l'ancien forum romain et sur une fibule d'or de Préneste, l'actuelle Palestrina dans le Latium. Le latin classique ne sera normalisé qu'en -577.
Le Lépontique, l'Aquitain, l'Ibérique et le Tartessien, sont des langues du groupe celtique, suméro-indusiennes, présentes en Espagne et sur une partie du pourtour de la Méditerranée.

  Codification des gammes musicales
En  -698 notation de la gamme musicale par des lettres, en Grèce. Cette notation subsiste encore dans beaucoup de pays. dont l'Allemagne.
 
 
 
  Normalisations économiques et juridiques
En  -652 Kouang Tséou, historien chinois, écrit l'histoire économique de la Chine.
A cette date on normalise le loyer de l'argent à Athènes. En -650 on crée des pièces de monnaie en argent en Anatolie et dans le Péloponèse en Grèce.
En -621 Dracon, à Athènes codifie par écrit le droit coutumier dans lequel il distingua le meurtre de l'assassinat.
 
                   Unification des poids et mesures
En  -649 unification des poids et mesures à Argos, en Grèce. C'est un moment important de l'histoire des sciences et des technologies.

  Expansion du savoir
En  -648 création de la bibliothèque de Ninive.et en -628 extension de l'alphabet grec, en Italie. De.-625 à 547, vie de Thalès philiosophe grec né à Milet. Il meurt à 78 ans. A la fin de sa vie avec Anaximandre et Anaximène, il fonda l'École de physiciens ionienne. Ils prirent la Nature comme objet de science. Pionnier en Mathématiques il est le fondateur de la Philosophie occidentale.
De  -610 à -547, vie d'Anaximandre, philosophe et savant grec. Il meurt à 63 ans. Avec Anaximène, il dit que tout provient de l'air et tout y retourne. Il dresse une carte du monde alors connu.
En  -600 numération grecque acrophonique à Athènes, capitale de l'Attique.C'est une transposition, en langue grecque, du système qui existait en -2.350 dans la région Assyro-Babylonienne et qui était une notation cunéiforme phonémique des nombres.
En  -600 système de numération à base 3 phénicien. Il est le seul système au monde à avoir adopté cette base.
En -600 l'écriture alphabétique araméenne se répand en Chaldée autour de Babylone.
En -575 production de livres illustrés en Grèce.
En  -571 publication des Fables d'Ésope, fabuliste semi-légendaire. Elles inspireront, plus tard, beaucoup de fables telles que celles de Florian et de La Fontaine.
De  -570 à -480, vie de Pythagore, né à  Samos, philosophe et savant grec. Il meurt à 90 ans On doit à Pythagore une avancée dans les connaissances mathématiques, quoique dans plusieurs cas, notamment pour le fameux théorème qui porte son nom, il semble qu'il n'ait fait que mieux formaliser des connaissances antérieures et qu'il ne l'ait pas démontré lui-même. Il fonda l'École de Crotone. Il a basé son arithmétique sur une représentation géométrique des nombres, développé la géométrie et démontré l'irrationalité de racine de deux. Il n'a laissé aucune oeuvre écrite de son vivant. Il n'est donc connu que par ceux qui le citent.
En  -570 Thalès fonde la philosophie de la Nature.Nous dirions actuellement une philosophie des sciences naturelles. Il dit que les êtres vivants sont engendrés par l'action de la lumière du soleil, de l'air et de la chaleur sur la vase des mers. C'est une formulation fruste de l'origine de la vie sur la terre il y a 3 milliards d'années.
En  -561 Anaximandre dresse une carte du monde habité alors connu. En -2.900 avait été établie une carte de l'Égypte, qui était alors le seul monde connu. En  -554 Anaximandre dresse une carte du ciel étoilé sur une sphère. Déja en -747 une carte du ciel avait été commentée en écriture cunéiforme à Babylone. Cela confirme que, depuis Thalès sans doute, les connaissances astronomiques avaient beaucoup progressé.

              Équivalences monétaires internationales
En  -594 on opère une dévaluation de 25% à Athènes et on établit un système international d'équivalences monétaires. C'est un peu l'équivalent du système actuel d'équilibre des monnaies en vigueur en Occident.

  La tour de Babel
En  -578 achèvement à Babylone de la tour du temple, dite tour de Babel.Elle donneranaissance à un grand mythe, celui de la malédiction due à la multiplication des langues au sein du langage articulé humain. Ce mythe semble reposer sur le constat, à cette époque, d'une diversification des langues, rendu évident par les déplacements humains liés à des courants commerciaux. Loin d'être une malédiction la babellisation dynamise une diversité culturelle créatrice.

                        Normalisation du latin et du grec
En  -577 normalisation de la langue latine à Rome. Débutant avec le latin archaïque en -700, la langue latine deviendra progressivement, avec cette normalisation, le latin classique dans tout l'empire romain.
En -538 Théagène fixe les règles grammaticales de la langue grecque. C'est à cette époque que la langue grecque commença à s'unifier autour du dialecte d'Athènes, l'Attique.

              Les Vénètes répandent l'Italique en Europe
De  -550 à -100, la langue italique des Vénètes se répand et se diversifie avec leur expansion en Europe. Née en -2.000, écrite depuis -800, l'italique est véhiculée par les Vénètes dans leurs migrations qui eurent lieu par terre et par mer. Partis de Pannonie, sur la rive droite du Danube, juste avant l'arrivée des Celtes, ils migrent vers le Latium. Ils deviendront en se diversifiant: les serbes, les slaves, les suédois, les suisses, les sabins, les suèves, les sennons. L'italique se modifiera ou s'incorporera en de multiples autres langues comme le vénète, le balte, le germain, le gaulois, le celte, le messapien, l'osco-ombrien.
En  -546 publication du Théorème de Pythagore. Dans un triangle le carré construit sur le plus grand côté est égal à la somme des carrés construits sur les deux autres côtés. Il semble que ce théorème ait été déjà connu vers -1.800 par les mathématiciens de Babylone. Il n'est pas certain que Pythagore l'ait démontré. Cela montre une page souvent mythique de l'histoire des sciences.Grammaire grecque
.De  -530 à -450, épanouissement de la Fraternité pythagoricienne, école de pensée créée par Pythagore. Pythagore est le fondateur de la culture européenne de la Méditerranée occidentale. Plus tard, Platon, Aristote, Euclide, Ctésibius, Archimède, en baliseront les développements philosophiques et techniques.
De  -515 à -440, vie de Parménide, philosophe grec. Il meurt à 75 ans. L'être immuable est conçu par la pensée. Seul le présent est réel. Il fonde la métaphysique. Il cherche la vérité cachée par le monde sensible, ce qui sera repris 2.500 ans plus tard par Louis de Broglie sous le nom de variables cachées puis par Bernard d'Espagnat avec son réel voilé. Il fonda avec Xénophane de Colophon l'école d'Élée.
 

  Psychanalyse et archétypes légendaires
En  -503 Pythagore qui a donné la première preuve expérimentale d'une loi naturelle, il conceptualise la katharsis et la théorie. Pythagore donne un sens nouveau à la philosophie de l'Orphisme et unit l'intuition religieuse à la science par le concept de "katharsis", ou purification. Ce concept était déjà un concept fondamental du Bacchisme, de l'Orphisme, du culte d'Apollon délien, de la médecine et de la science pythagoriciennes. Selon lui la "science pure" est à la fois un moyen de libération mystique et la vie de l'union mystique entre les pensées du créateur et l'esprit de son créateur. Lorsque les pythagoriciens transmutent la ferveur religieuse en ferveur intellectuelle, l'extase rituelle devient l'extase de la découverte, la "théoria" ou contemplation, qui devient de nos jours la théorie de la découverte par l'intuition. Nous avons repris le concept de katharsis en psychiatrie.
En  .-521 Hékataios fait un essai d'interprétation collectif des archétypes légendaires.
Pour lui, dans les mythes légendaires, on trouve la trace d'événements historiques variés, partout réinterprétés de la même façon archétypale.
En  -516 création de la censure du courrier en Perse. On peut en déduire, d'une part que la poste était bien développée et organisée, d'autre part que l'étendue de l'empire Perse suscitait bien des tentations séparatistes, à surveiller dirions nous de nos jours.

  Ancêtre des montres
En -501 en Grèce on construit des clepsydres pour déterminer le temps de cuisson des oeufs. La clepsydre est en fait un sablier à eau.

  Diversification des Gerkains
En -500 environ, présence des langues germaniques aux Pays Bas, en Pologne et en Allemagne centrale. Elles se différencient en 3 groupes: au grand Nord, Danois, Norvégiens, Suédois, Islandais, en mer du Nord, Frisons, Angles et Saxons, à l'Est, et au Sud, les Goths, les Vandales, les Burgondes. Le groupe des Angles et des Saxons donnera vers l'Ouest, les Longobards, les Alamans et les Suèves
 
  Les Mayas
En  --500 début des glyphes mayas, écriture panoptique très particulière. Ils sont proches de l'écriture synthétique des Eskimos, datant de -1.000. Ce sont des graphismes qui expriment plutôt une histoire contée en images figuratives stéréotypées, séquentielles qu'une écriture proprement dite.

  Nouveaux développements des écritures
-500 développement de l'écriture Brahmi en Inde. L'écriture araméenne devient internationale au proche Orient. Début de l'écriture osque en Campanie, en Italie centrale.

                On écrit de gauche à droite en Grèce
En  -500 fixation du sens de l'écriture de gauche à droite en Grèce. Auparavant l'écriture était boustrophédon, c'est à dire que le sens de lecture était alterné d'une ligne à l'autre, comme en Égyptien. Puis le sens de lecture devint généralement de droite à gauche, comme en -1.100 avec l'écriture phénicienne.
-501 en Grèce on construit des clepsydres pour déterminer le temps de cuisson des oeufs. La clepsydre est en fait un sablier à eau.

  Variations sur les nombres
E n  -500 un système de numération à base 4 se développe en Grèce à Argos et Némée. Le premier système de numération à base 4 fut inventé en -3.000 à Sumer, retrouvé en Inde en -2.300, puis en Anatolie en -1.500. Un second système de numération se développe alors, toujours en Grèce à Troerzen, en Chalcidique et Chersonèse taurique, enfin un troisième système de numération, encore en Grèce à Thèbes, Orchomène et Carystos.
En  -500 un système de numération à base 5 minéen, sabéen, naît en Arabie du Sud, le Yémen actuel. Il est le seul connu avec cette base.
En   -500 un système de numération à base 10 est formulé en sanskrit.
 

  Le système  décimal
Chronologiquement, la base 10 du système décimal a été successivement utilisée par: les Élamites du plateau de Sumer en -4.000, à Sumer même en -3.200, en Akkadie en -3.000, en Égypte en -2.700, par les Sémites de Mésopotamie en -2.500, par tous les Mésopotamiens en -2.350, par d'une part les Hittites, d'autre part les Indusiens en -2.000, par les Babyloniens en -1.900, par les Assyriens en -1.500, par les Étrusques en -650, enfin par les Indusiens en sankrit en -500. C'est la base actuellement dominante dans le monde des sciences et des techniques. Du fait des conséquences catastrophiques dans les calculs modernes complexes, de la propagation par réitération des troncatures introduites par les chiffres significatifs après la virgule, elle est  actuellement supplantée progressivement par la base 2, déja universelle dans le monde des ordinateurs.
En  -500 on découvre une écriture zapothèque précolombienne, avec un système de numération additive à base 20.

  Tables de calcul
En  -500 généralisation des abaques ou tables à calcul en Perse. Se développant depuis l'époque présargonique, datant de -2.650, les mathématiques sumériennes, déboucheront sur un système de tables à calculer donnant, par lecture directe, la solition approchée d'une opération.

  Eveil de la Chine
En  -483 début de la réalisation des cinq grands livres de Confucius, fondateur de religion en Chine. En  -473 les tchéou-wen, sont une nouvelle écriture chinoise. La première écriture chinoise date de -2.500.

                       Le télégraphe optique
En   -459 en Grèce, on connait la transmission téléoptique de messages par torches.  C'est une technique, qui préfigure celle du télégraphe Chappe.

  Le filtre du langage
Le dernier demi millénaire qui a précédé notre ère a vu les premiers développements de la science, déja ébauchés avec le développement urbain à l'aube du premier millénaire avant notr ère.
En  -450 ou peu après, Leucippe, puis Parménide, furent les premiers à comprendre l'importance du filtre du langage pour saisir le monde. Ce rôle du langage dans la représentation du monde est fondamental. On a pu dire que rien n'est connu qui n'ait pas été exprimé par le langage. Ce que l'on conçoit bien doit pouvoir être énoncé clairement. Quelque deux mille ans plus tard, Galilée puis Mallarmé ont écrit: avec 24 lettres on peut écrire le monde. C'est à cette époque, avec Leucippe et Parménide, le début de l'ère scientifique qui s'épanouira deux millénaires plus tard.

  Premier algorithme infinitésimal
En -450 invention de la numération acrophonique crétoise, homologue de celle qui existait en langue grecque depuis -600. C'est une notation phonémique des nombres.
E n -447 Leucippe, puis Démocrite, disent que l'atome est indivisible. Ils proposent le premier algorithme infinitésimal. Leur école est nommée celle des Atomistes d'Abdère. En fait, il y eut deux mille ans plus tard, à propos de l'atome, une erreur d'interprétation de leur pensée. L'atome de Démocrite serait mieux le moderne "quanton", que l'atome classique des physico-chimistes. Ces deux savants ont aussi proposé une formulation algorithmique de ce que nous appelons maintenant l'infini dénombrable, qui a conduit au choix de l'axiome du continu dans la théorie moderne des nombres

  Histoire du monde
En -434 Hérodote écrit une histoire générale du monde alors connu. Il écrit entre autres, qu'il existe, loin dans le Nord, des gens qui dorment six mois de l'année. Celà prouve qu'il existait alors des hommes vivant au delà du cercle polaire arctique et qu'ils avaient des échanges avec le monde gréco-latin.
En -433 Hellanicos écrit l'histoire de l'empire Perse.Culture et civilisation .

  L'année moderne
En -433 l'astronome grec Méton définit l'année solaire de 365,25 jours, ainsi que l'année lunaire. On la définissait presque de la même façon en Égypte en -4.230, comme année dite "vague" de 365 jours, débutant alors avec le lever héliaque de Sirius. C'est devenu notre année actuelle du calendrier julien.

  Culture et civilisation
En -413 la civilisation est sécrétée par l'homme, selon Démocrite.

  Arithmétique
De  -408 à -355, vie d'Eudoxe de Cnide, fondateur en Égypte de l'école de Cysique. Il meurt à 53 ans. Il étudiera les sections coniques et l'arithmétique, 3.000 ans après la codification des premières règles arithmétiques en Mésopotamie puis en Chine.
En-400 début de l'époque Séleucide en Mésopotamie. Attestation de l'utilisation  du zéro médial et terminal. C'est la plus ancienne formulation connue du zéro comme nombre.

  Les Celtes
En  -400 les Celtes, venus de l'Europe centrale, envahissent l'Italie du Nord.
De  -400 à -100, on ne connaît, de la langue gauloise du groupe celtique, que 200 mots écrits dans les alphabets des langues voisines: grec, étrusque, ibérique, latin et quelques symboles gravés sur la pierre. Les langues celtiques, comme la langue gauloise, n'ont pour la plupart, pas développé d'écriture originale, ce qui rend difficile l'étude de leurs cultures. On en trouve trace de nos jours dans les noms de lieux par des suffixes gaulois comme, -acos évoluant en -ac, puis en -y ou -ay ou -ey, enfin en -é, -eu, -eux ou -ieu. En voici des exemples: Cognac, Figeac, Meauzac, Vitry, Vitty, Vitray, Vitrac, Vitré, Vitreux, Bagneux, Lentilly, Écully, Dardily.

  La sténographie
-350 Acropolis, savant grec, invente la sténographie. En -2.100 les Égyptiens utilisaient déja une cursive abrégée sténographique.

                      La logique
En -346 publication du traité de logique d'Aristote.

  Grammaire
En -344 la grammaire du sanscrit est codifiée par Panini.

  Bibliothèque
En -305 apogée de la bibliothèque d'Alexandrie de Ptolémée.
En .-247 la bibliothèque d'Alexandrie contient 400.000 rouleaux de papyrus.

  Droit
En -304 établissement du code de procédure romain de Flavius.

                      Les écriture
En -302 invention de l'écriture cursive par les Grecs.
En -300 écriture hsiao-tchouan en Chine.
En -300 numération grecque alphabétique et écriture manuscrite.
En -294 en Égypte on pratique l'écriture sur cire et sur plomb.  Cela permettait l'effacement et la réutilisation de la même tablette.
En  -250 introduction de l'écriture kharoshti  en Inde. C'est une écriture cursive araméenne
En -215 une nouvelle écriture dérivée du tibétain est tracée au pinceau en Chine.  Auparavant il y avait eu plusieurs écritures chinoises: la première date de -2.500, en -473 les tchéou-wen, sont une seconde écriture chinoise. Contrairement à ce qu'on a pu penser, l'écriture est née en Chine 1.500 ans après l'écriture suméro-akkadienne qui date de -4.000.
En -200 popularisation de l'écriture méroïtique cursive.
En -200 apparition d'une écriture en Éthiopie, qui deviendra le gueze.
En -190 apparition de l'écriture lybique en Lybie et de l'écriture tifinagh en  Afrique du Nord.
En -180 développement de l'écriture tartessienne en Espagne. C'est par le canal de cette écriture que parviendront en France les idées persanes, après leur transit en tifinagh par l'Afrique du Nord et la péninsule ibérique.
En -160 naissance de l'écriture pelhevi en Inde
En -90 éxistence de l'écriture ibérique du groupe celtique, en Espagne.

  Bible en grec
En -300 traduction de la bible en grec à partir de sa version en avestique de Syrie.

  Histoire de l'Inde
En -293 une histoire de l'Inde est écrite par le grec Mégasthènes. Ce qui prouve l'ancienneté des courants commerciaux et culturels entre l'Occident et l'Inde. En -513 le navigateur Skylax avait relié l'Inde à Suez en contournant l'Arabie.

  La bibliographie
En -265 Callimaque fonde la science de la bibliographie.

  Le papier
En -255 le parchemin ou papier de Pergame, devient un substitut du papyrus. Il permet de s'affranchir des contraintes monopolistiques égyptiennes. Fabriqué avec des peaux ou des péritoines de chèvres ou de veaux, il remplacera comme support pour l'écriture, le liber - strate située entre le bois et l'écorce du bouleaux - et le papyrus. En -253 normalisation de la taille des papyrus en Égypte. C'est la première création d'un territoire logique pour s'assurer une suprématie  technique et culturelle. La technique, dite de normalisation, est couramment encore utilisée  pour protéger une industrie, sans qu'il soit besoin de barrières douanières.
En  -221 ré-invention du papier en Chine. Cela va permettre de s'affranchir des papyrus inventés en Égypte en -3.000 et des parchemins inventés en Grèce en -255.

                    Fondements de la linguistique
En -242 publication du traité de linguistique d'Érathostène
En -191 publication du dictionnaire linguistique d'Aristophane de Byzance.
En -101 publication de la linguistique scientifique de Denys de Thrace.

  Pi
En .-229 Archimède recalcule le nombre pi = 3,14, par une méthode d'approximation par les polygones, encore actuellement utilisée.

  Télégraphe
En -227 redécouverte du télégraphe optique par Kléoxénos et Dzémokléitos. Il était déja connu en Grèce depuis -459.  Il sera réinventé par Chappe en France plus de 2.000 ans plus tard.

  Unification en Chine
En -221 unification des unités de mesure de la voirie et de la monnaie ainsi que de l'écriture en Chine.

  Calcul
En -217 ouverture de la voie au calcul différentiel et intégral par Archimède
.
  Naissance de la dialectique
En -214 dialectique dans l'interdépendance des contraires selon Chrysippe. On retrouve là les enseignements d'Anaximandre et du Tao. Bien plus tard, vers 1.930 de notre ère, cela sera repris en France par Stéphane Lupasco.

  Ponctuation
 En  -205 introduction des points, virgules et tirets dans l'écriture en Grèce.

  Les alphabets
En -200 l'alphabet latin et l'alphabet hébreu carré sont définitivement fixés.  Tels que nous les connaissons actuellement. Les alphabets modernes viennent de l'araméen en -2.000, qui fut adopté par les Phéniciens en -1.450, puis par les Grecs en -933, les Étrusques en -800. L'avestique de Syrie se retrouve en Inde en -797. L'alphabet grec passe en italie en -628. Les alphabets latins et hébreu carré ne sont définitivement fixés qu'en -200.

  Numération savante chinoise
En -200 numération savante chinoise selon le principe additif de un et cinq.

  Astrologie et astronomie
 En -176 traité d'astrologie et d'astronomie en Égypte. Ces deux disciplines étaient alors confondues. Bien plus tard, c'est parce que Képler les pratiquaient bien encore toutes les deux qu'il a pu découvrir la loi des aires.
En -171 Hypsiclès divise le cercle en 360°.

                       Théorie des probabilités
En -162 exposé de la théorie des probabilités de Carnéade, philospohe grec. Il fallut attendre quelque deux mille ans pour qu'elle soit redécouverte.

.  Dictionnaire d'agriculture
En -144 traduction latine du dictionnaire d'agriculture, du grec Magon, en 28 volumes.

  Coordonnées géographiques
En -138 Hipparque détermine la position d'un lieu par sa latitude et sa longitude. Après Dicéarque qui l'avait déja proposé en -296.

  Humanité
En -136 Panaitios, philosophe grec, crée le concept d'humanité.
En -124 création de la première université en Chine.
En   -100 la langue parthe, parlée à Nisa, est un dialecte iranien qui enrichira l'arrménien et l'iranien.

                  Autonomie et édition scientifiques
En -68 création d'une maison d'édition de livres, par copies. Elle est fondée par Attius à Rome et contribuera à la diffusion du savoir scientifique.
En -59 publication du premier journal à Rome.
En -58 publication d'un livre illustré de 700 portraits par Varron. Depuis -575 on produisait des livres illustrés en Grèce.

  Sténographie
En -57 création de la sténographie de Tiron.  En -350 Acropolis avait déja inventé la sténographie. Avant lui les Égyptiens avaient utilisé une cursive abrégée hiéroglyphique en -2.100.

  De la Nature
 En -56 publication du De natura rerum de Lucrèce. Cinq cents ans après que Xénophane eut écrit son poëme du même nom: De la Nature. Il déclare que c'est la foudre qui a fait descendre sur la terre la première flamme à l'usage des hommes. Il rapporte qu'on apprit, avant lui, à dompter les chevaux avec un mors. Il définit le chaos de la façon suivante: si une déviation minime, spontanée et sans cause, le clinamen, perturbe la chute des atomes, elle crée un tourbillon, source de tout ce qui existe. C'est une belle définition de ce que nous nommons actuellement le chaos déterministe.

  Bibliothèque publique
En -47 incendie de la bibliothèque d'Alexandrie.
En -39 ouverture à Rome d'une bibliothèque publique.

  Encyclopédies
En -31 écriture zapotèque sur une stèle au Mexique.
En -34 rédaction de l'encyclopédie des neuf sciences par Varron.
En -32 production du dictionnaire de littérature grecque par Didyme en Grèce.
En -31 publication des 10 livres d'Architecture par Vitruve.
En -30 environ, publication des 17 livres de la Grande géographie de Strabon.
En -23 Diodore publie sa bibliothèque historique en 40 volumes.
En +3 publication de l'histoire du monde en 14 volumes par Nicolas de Damas.

  L'Egypte et Rome
En -30 prise d'Alexandrie par les Romains, début de la période romaine en Égypte.
Elle finira en l'an +395 de notre ère.
En -29 Virgile écrit l'Énéide.
En -26 on peint le zodiaque de Dendérah en Égypte. C'est un calendrier perpétuel.

  Le cadastre
En -23 Agrippa entreprend le cadastre de l'empire romain.

  Courrier
En -21 établissement de courriers réguliers dans l'Empire romain.-15 fondation d'une école de droit, à Rome, par Marcus Labeon.
En -15 établissement d'une carte routière de l'empire romain par Agrippa. Lugdunum - Lyon - en était la plaque tournante

  Recensement
En .-9 début du recensement des habitants de tout l'empire romain pour lever les impôts.
Il va durer six ans et fut très sérieusement fait. On le sait par recoupements avec les recensements locaux faits par les populations locales pour satisfaire à l'impôt romain.
En +1 la Gaule a 25 millions d'habitants. En -5.000 on estime que la planète avait environ 5 millions d'habitants et en -3.500, 20 millions d'habitants. La Gaule, trois millénaires plus tard, en a autant et est la région la plus peuplée de l'Europe. En 1946, après la dernière guerre, en déblayant à Lyon les décombres de la gare de Vaise, détruite par un bombardement, on découvrit à Lugdunum une place inconnue des contemporains, grande comme la place de la Concorde à Paris, bordée de 17 statues représentant les 17 ville gallo-latines ayant alors dit-on plus de 100.000 habitants. Ces villes étaient reliées entre elles par un réseau routier construit par Agrippa et  Lugdunum - Lyon - en était la plaque tournante. Cela ruine l'idée que nous nous faisions d'une Gaule alors encore couverte de forêts à 80%. En fait, autour de ces grandes villes, il devait y avoir un déboisement intensif pour les besoins domestiques et l'habitat, puisque les Gaulois ne construisaient qu'en bois, à l'inverse des Romains qui ne construisaient qu'en pierre.
En .+2 la Chine a 57 millions d'habitants. C'est la région la plus peuplée de l'extrême Orient.

  Le grand obscurantisme
Pendant un millénaire et quart l'Occident a oublié tous les acquis que nous venons d'énumérer.

SEPT SIECLES DE DÉVELOPPEMENT CULTUREL EUROPÉEN

 Le plus grand mythe de notre époque
Partant de la formulation d'un grand mythe attribué à Roger BACON, qui  veut que la société s'organise par et pour la science, en simplifiant à l'extrême on peut dire  que l'humanité, en Europe, a suivi deux voies de développement culturel parallèles et  antagonistes.

 La voie de la tradition grecque
La première, la voie polythéiste, de tradition grecque antique, est en  quelque sorte animiste, puisque la nature, habitée de dieux multiples est notre mère à tous,  que nous soyions dieux ou mortels. Les Dieux sont donc extérieurs à l'homme puisqu'ils  habitent la nature. Elle prétend réaliser le rêve de BACON par les voies logiques et  matérialistes du socialisme scientifique.

 La voie judéo-islamo-chrétienne
La seconde, dite voie judéo-chrétienne ou mieux judéo-islamo-chrétienne  est monothéiste. Elle postule que la nature, créée comme nous-même par Dieu le père, a  pour vocation d'être dominée par l'homme, donc exploitée par lui. Dieu y est intériorisé. Il  nous permet ainsi de nous prétendre en position de domination pour tendre à réaliser le rêve  de BACON.

 Les deux grandes idéologies contemporaines
La première voie a conduit à l'athéisme marxiste et au matérialisme  dialectique qui ont prédominé pendant environ un siècle en Europe orientale.
La seconde voie, par le canal du positivisme d'Auguste COMTE, a  annoncé au monde que son avenir passe par le développement de la sociologie, seule capable  de fonder par l'ordre et le progrès une véritable politique scientifique. Cette voie nous  conduira en Europe occidentale à la révolution industrielle faite pour assurer, par l'exploitation  des énergies naturelles, la domination de l'homme sur la nature. Elle se poursuit depuis deux  siècles environ en Europe occidentale, émigre en Amérique du Nord puis en extrême-Orient.  L'économisme y règne en maître. La pensée politique y est
esclave des experts scientifiques  et techniques.

  La voie moyenne de la scIe ience
Pendant tout notre XXème siècle la politique n'aura d'autre alternative  que de s'accrocher à ces deux facettes philosophiques du même rêve d'absolu: le rêve  mythique de BACON, le leurre du meilleur des mondes à la WELLS, qui pourrait être assuré  par le développement progressiste de la science avec une sorte d'automatisme dans le  progrès, déniant toute autonomie de pensée tant aux praticiens des technologies qu'aux  penseurs de choix éthiques.

LE DÉVELOPPEMENT SCIENTIFIQUE
  Le rejet des dieux
Le développement scientifique proprement dit, depuis l'époque dite des  lumières, s'est construit, comme une troisième voie prétendant être indépendante et pouvoir  se développer en marge des deux précédentes. A cet effet, les hommes de science depuis le  début du XXème siècle, à l'est comme à l'ouest ont rejeté symboliquement aussi bien les  divinités antiques que Dieu le père. Le principe de causalité prétend ainsi l'emporter  définitivement sur le principe de finalité. Nous pilotons notre développement à partir du passé  en refusant de rêver le futur.

 La voie courtisane des crédits
Les hommes de science ont cependant paradoxalement réussi à être  courtisés par les idéologies dominantes des deux pôles: idéologie marxiste-matérialiste  Euro-orientale, idéologie en quelque sorte Comtiste-libérale Euro-occidentale. Jouant de leurs  antagonismes lors de la guerre froide, les scientifiques ont obtenu, tant à l'est qu'à l'ouest,  des crédits considérables de développement à des fins essentiellement militaires, accompagnés  certes de leurs retombées civiles. C'est ainsi qu'ont pu se développer: l'énergie atomique à  des fins militaires puis civiles, l'électronique puis l'informatique avec des applications militaires  puis civiles, l'aviation militaire puis civile, en médecine les antibiotiques, les antiparasites à des  fins militaires puis civiles, la conquête spatiale à des fins encore enchevêtrées militaires et  civiles, avec notamment les satellites artificiels pour la cartographie de la planète et les  télécommunications.

 Confusions de pensées et de rôles
Cette voie médiane de développement de la science et des technologies a  conduit à l'est comme à l'ouest à une confusion des pensées et des rôles des scientifiques  d'une part et des ingénieurs et des techniciens d'autre part, ce qui explique l'absence de  réflexion positive sur l'exploitation effrénée de la nature, avec les conséquence que l'on sait  sur l'environnement, ainsi que l'absence de réflexion de fond sur l'inflation démographique et  sur le chômage.

LES GRANDS RENVERSEMENTS
 La grande crise des années 29
Un premier renversement d'opinion prend naissance aux Étas Unis dès  1929 sous l'effet de la grande crise. Il provoque une réaction quasi religieuse contre l'homme démiurge ne mettant aucun frein à ses désirs de connaître pour dominer la nature.

 Le réveil d'Hiroshima
La seconde guerre mondiale y mettra provisoirement fin jusqu'au réveil  d'Hiroshima. On sait maintenant, par la lecture des archives du KGB récemment publiques, que  ce réveil a été voulu par la plupart des hommes de science de toutes nationalités, alors  émigrés aux États Unis, qui ont sciemment et en concertation, à l'insu des pouvoirs  politico-militaires de cette époque, pour assurer un certain équilibre est-ouest, communiqué à  leurs homologues d'Europe orientale les secrets atomiques de l'opération Manhattan. Là est le  vrai point de départ de l'équilibre par la dissuasion dans
lequel nous avons vécu pendant un  demi siècle, jusqu'à l'effondrement du mur de Berlin. Bel exemple de conditionnement du politique par  le scientifique.

LE GRAND EFFONDREMENT
 L'effondrement du pôle Est
Il se produit actuellement en Europe centrale et orientale une cascade d'effondrements, depuis  la chute symbolique du mur de Berlin. Nous en vivons les conséquences.

 Le déséquilibre planétaire
Un des deux grands pôles militaires de la planète s'est effondré et a  créé un grand vide à l'Est, provoquant un déséquilibre structurel planétaire, puisque notre paix  occidentale était toute entière basée sur un quête permanente de réquilibrage des potentiels  militaires de destruction mutuelle des deux pôles. Cette quête a induit une course permanente  aux armements qui prenait le pas sur une guerre économique sous-jacente et la masquait.
 
 LE GRAND RETOURNEMENT

 L'effacement de la voie médiane
On assiste actuellement à un retournement de la situation de la science  par rapport aux technologies associées. Comme nous l'avons dit, dans l'équilibre par la  dissuasion essentiellement nucléaire, dans lequel on oublie trop souvent que toutes les  technologies avancées associées sont parties prenantes, les homme de sciences, les  ingénieurs et les techniciens en étaient, économiquement parlant, les grands bénéficiaires. La  poursuite de la voie médiane prétendant rejeter les fondements idéologiques des deux pôles  idéologiquement dominants leur a été jusqu'ici puissament payante, tant au sens figuré qu'au  sens concret du terme. Maintenant qu'il n'y a plus qu'un seul pôle dominant, il n'y a plus de  voie médiane. Que se passe-t-il alors?

 Risques de dérapages
Dans ce qui se passe en cette fin de siècle il y a de gros risques de  dérapage, liés moins à l'angoisse de l'an 2.000 qu'à l'exploitation de la peur des lendemains  qui déchantent. Il y a risque de développement de nouvelles idéologies prétendant faire  contre-poids à l'idéologie libérale dominante. Idéologie du retour général à la nature par  exemple.

 Risques d'économisme
Ce risque est très fort si on considère les blocages dus à l'économisme  pour l'économisme: on gagne plus d'argent par la spéculation que par la production, l'argent  ne sert plus à produire des biens consommables.

 Risques de juridisme
Ce risque est également très fort si on considère l'expansion du  juridisme: du droit avec lequel on gagne plus d'argent en faisant des procès qu'en produisant  ou en guérissant.

LE RÉENCHANTEMENT

 Vers un nouvel humanisme
Un nouvel humanisme est possible par une heureuse convergence: le  rejet de la voie de la science causaliste et matérialiste comme voie unique une développement  puis par la prise en compte du facteur historique de le Tradition multimillénaire, convergent  avec l'épanouissement de notre imaginaire créatif matérialisé en quelque sorte par l'explosion  du virtuel holographique puis informatique multimédias, en germe depuis la popularisation du  téléphone puis de la téléconférence, de la monétique, des images de synthèse et enfin des  prothèses bioniques.
 
LA DOMINANCE PURE

 La dominance de la raison pure
Depuis plus de deux millénaires l'intellectualité de la raison pure de la  science a dominé la technicité de ses applications. Depuis plusieurs siècles Descartes a  éclipsé Archimède. L'universitaire prend le pas sur l'ingénieur, la science pure sur les sciences  appliquées.

LE RETOUR D'ARCHIMEDE

 Inversion de la dominance
Depuis peu on assiste à un retournement de la dominance, amenant un  véritable réenchantement par la dominance technique de l'imaginaire dit virtuel sur la science  pure.

 La preuve par les structures nouvelles
Pour oeuvrer dans le sens de ce réenchantement quelques structures  nouvelles se construisent dans différentes agences spécialisées des Nations Unies. En voici  deux exemples:

 . Une mise en oeuvre novatrice et écologique
Processus du "Sommet solaire mondial", puis de la "Décennie des  énergies renouvelables".

 Des autorités morales transnationale s
L'Académie européenne des sciences, des lettres et des arts ainsi que l'Académie francophone d'ingénieurs, en contrepoint avec les Académies  des sciences nationales et leurs féférations internationales..

LES FUTURIBLES ARCHIMÉDIENS.

  Quels sont-ils, quels peuvent-ils être d'ici l'an 2.005 ?
La bionique, la transparence de l'opaque, les images virtuelles, les  autoroutes de l'information, les transporteurs délocalisés d'idées, les prothèses mentales et  quelques autres.

  La mondialisation
- La mondialisation par l'économie n'est qu'une illusion car les mécanismes économiques n'en sont pas la cause première. La mondialisation n'est que la conséquence de la complexification de mouvements profonds et inconscients individuels et collectifs, autrement dit mentaux et sociaux.

  Le  plafond culturel américain
- En 1970 l'Amérique dans son ensemble entre dans une phase de régression culturelle générale aussi bien chez les blancs que chez les noirs, et généralement proche d'une stagnation.
Cette stagnation se poursuit encore et il n'existe aucun signe d'un possible renversement de tendance.
Cela est confirmé par la fuite des étudiants au sein de toutes les Universités, même les plus prestigieuses comme Princeton, qui a perdu entre 1992 et 1994, environ un quart de ses effectifs étudiantins.
Cette fuite quantitativement impressionnante, exprime une vaste désenchantement qui a atteint, aux Etats-Unis, toutes les strates jeunes de la société.

  La crise en Amérique
- Ce déclin culturel est l'expression de l'entrée en crise des Etats-Unis, masquée artificiellement par un plein emploi obtenu par une baisse des salaires des plus pauvres, au dessous du minimum permettant de garantir l'accès aux soins médicaux pour conserver une bonne santé.

  L'illetrisme en Amérique
- Les scores intellectuels moyens américains, aussi bien mathématiques que verbaux sont passés en dessous de ceux de tous les pays d'Europe occidentale comme orientale, sans aucune exception.
- Cependant les statistiques faisant apparaitre les niveaux de compréhension des textes, montrent que dans l'univers technologique actuel fortement alphabétisé et numérisé plus de 20% d'américains sont en décalage par illetrisme par rapport à la modernité, contre 7 à 10% d'Européens de l'Ouest comme de l'Est.

  Déclin des formations
- Entre 1875 et 1985, le nombre annuel de diplômés scientifiques, d'après la National Science Foudation, après avoir augmenté de 156 825 à 213 730 est retombé en 1992 à 173 099.
Pendant cette dernière année l'Union européenne avait formé 214 000 diplômés scientifiques.
Pendant le même temps l'ensembles des pays d'Asie développés ou en développement a formé 523 651 diplômés.
- Si on compare le nombre d'étudiants ayant achevé des études doctorales en 1992 on obtient les chiffres suivants: 11 223 en Asie, 18 251 aux Etats-Unis et 25 310 en Europe.

   Centre de gravité scientifique
- Entre 1986 et 1992 le centre de gravité scientifique du monde s'est déplacé d'Amérique du Nord en Europe, même si on doit être prudent dans les comparaisons de diplômes de valeurs souvent inégales suivant les pays. Aucun paramètre économique de peut expliquer ce déplacement. Aucun paramètre monétaire non plus puisque en 1993 les Etats-Unis restent le pays qui dépense le plus pour l'éducation: 6,8% de son PIB, contre 5,9% en Allemagne et 4,9% au Japon. La réponse doit être recherchée au niveau des structures mentales individuelles invisibles qui déterminent des moeurs et des comportements sociaux.

  Le masque libéral
- L'essouflement intellectuel et culturel de la nation la plus industrialisée du monde est masqué par un discours ultra-libéral qui ne prend pas en compte la montée en puissance non seulement indutrielle, mais aussi socio-politique, de l'Extrême Orient et de l'Europe.

  Evolution sociologique
- Il nous faut entrer plus en profondeur dans les mécanismes évolutifs humains et sociaux pour mettre en oeuvre une "inform-action" efficace qui nous permettra de mieux gérer la transition vers une nouvelle structuration sociale inévitable quoique, dans son dessein, cryptique, mais humainement  mutable dans ses modalités sociales.

  La communication
- La communication est le reflet idéologique transitoire de valeurs inconsciente profondément ancrées dans le tissu social.
* La vraie communication se doit d'abolir la prétendue objectivité scientifique qui n'est q'un leurre. On lui substitue l'inter-subjectivité.

  Vie sociale
- La vie sociale suivant les pays peut être à prédominance individualiste ou sociale.

SOCIOLOGIE DES FAMILLES

  Les sept familles
- La famille assure la transmission de la vie mais aussi partiellement celle des connaissances  Elle assure ainsi une fonction de régulation sociale.
Elles se répartissent en 7 catégories:
La famille nucléaire absolue domine l'Amérique anglo-saxonne, en Hollande et au Danemark.
Elle est caractérisée par le départ précoce des enfants hors de la famille et leur mobilité professionnelle.
Elle a un faible coefficient d'intégration .
- La famille nucléaire égalitaire domine la partie de la France centrée sur le Bassin Parisien, depuis le Moyen-Age au moins. Elle est caractérisée par l'égalité successorale des enfants. Elle a un faible coefficient d'intégration.
- La famille nucléaire inégalitaire endogame et testimoniale entoure le Bassin Parisien en France, comme en Vendée et en Lorraine.
Elle est caractérisée par la survivance du droit d'ainesse par le biais des testaments avantageant les aînés mâles.
Elle a un faible coefficient d'intégration.
- La famille souche exogame, autoritaire et inégalitaire Allemande, Suédoise, Coréenne et Québécoise, prédomine en France en Occitanie, comme en Bretagne, dans la région Rhône-Alpes et en Alsace.
Elle a un coefficient d'intégration moyen.
- La famille souche endogame autoritaire et inégalitaire est présente en Israël et au Japon.
Elle a un fort coefficient d'intégration.
- La famille communautaire endogame, autoritaire et égalitaire est présente en Finlande en Toscane, en Russie et en Chine.
Elle a un coefficient d'intégration moyen .
- La famille communautaire exogame est présente dans le monde arabe. Elle a un coefficient d'intégration moyen.

LA MUTATION SOCIETALE

  Les trois niveaux de complexité
- Pour tenter de comprendre la mutation sociétale actuelle du monde développé il faut l'aborder aux trois niveaux de sa complexité: anthropologique inconscient, puis culturel subconscient et enfin économique conscient.

  La mémoire
* La mémoire est ce qui est absent du présent.
De ce fait il y a une mémoire du présent comme du futur. Cela peut paraître paradoxal mais est en fait très logique, puisque notre futur est dans le passé des particules luminiques qui ont interagi en nous dans notre propre passé comme dans notre présent.

  Rôle essentiel de la mort
* L'évolution repose sur la mort des individus et la conservation de l'essentiel de leur passé dans le pool génétique de la population.
C'est une autre façon de formuler la rèle de la récapitulation onto-phylogénique.

  Rôle essentiel de la mémoire
* Un être qui ne se souvient de rien, n'apprend jamais rien. On ne peut apprendre qu'en se référant au passé par analogies ou différences.

  Rôle essentiel de la critique
* Une bonne critique ne peut être qu'une métacritique.
Sinon le critique se condamne lui-même, puisque ce faisant il s'inclut dans ce qu'il critique.

  Rôle essentiel du changement
* Par rapport à une structure, tout changement apparait comme un corps étranger, un parasite ou une toxine à éliminer, sous peine de mort.
D'où ces étranges auto-censures qui parsèment encore actuellement l'évolution des sciences.

  Rôle restreint des modèles
* Tout modèle est  mythique car impermanent et intemporel.
Cette constatation devrait nous protéger de la tentation de prendre le modèle por l'objet qu'il modélise. La carte n'est pas le territoire, le mot chien ne mord pas.
* Tout modèle aspire à être l'expression de la réalité, or il n'en est qu'une facette que l'on nomme réel.
Le modèle galiléen du système solaire est une mutation du modèle copernicien. Le modèle relativiste est une mutation du modèle galiléen. Le modèle galiléen n'est pas satisfaisant en physique quantique, on n'a pas encore formulé le nouveau modèle qui intégrera l'ensemble.
* La simulation informatique ne supprime pas l'expérimentation, elle la prépare ou la poursuit.

  Rôle de la téléonomie
* La téléonomie est une rétroaction du futur dans le présent. Il en existe quatre degrés sentimentaux:
- satisfaction car récompense immédiate pour un futur escompté,
- autoconservation, car préservation dans le présent d'un but futur,
- conservation groupale au delà de la durée de vie de l'individu,
- continuation de l'évolution au delà de la conservation du groupe et hors de tout but particulier.

  Systèmes de peesée
* Un système de pensée, quel qu'il soit, n'a pas de racines stables puique les axiomes de départ recouvrent des implicites cryptiques et il n'a pas de clôture car il contient plein de théorèmes indémontrés ou indémontrables, bref il est incomplet et inconsistant selon Goedel.

  Le laboratoire imaginaire
* Nous passons notre vie dans un laboratoire imaginaire.
Nous expérimentons constamment en pensée.
* Le continu est l'enveloppe imaginaire du discret

  L'orgueil de la connaissance
* La pressioin du discours scientifique engendre l'orgueil de la connaissance.
Celui qui sait ou qui est censé savoir acquiert un certain pouvoir, et comme l'appétit de pouvoir mènes les hommes, il plonge facilement dans l'orgueil.
* L'interlocuteur dominant impose à l'autre un ensemble cryptique de métarègles qu'il ne connaît pas.
Si je dis à un naïf en physique quantique, qu'en cassant en morceaux un hologramme, chaque morceau permet cependant une reconstitution virtuelle de l'objet entier, il ne peut discuter d'égal à égal avec moi. Il accepte le fait tel quel sans le discuter pour ne connaître les limites.

  Rôle des gènes
* Un gène est une question dont le témoignage fournit la réponse. Par exemple si on pause la question au gène qui pilote la synthèse de la mélanine: cet enfant à sa naissance aura-t-il les yeux bruns ou bleus ? En répondant "brun" il témoigne de l'efficacité de sa mélanogénèse piloté par son gène..

  Liens entre les concepts.
* Si nous voulons éviter la céciré conceptuelle il nous faut comprendre l'existence de liens entre les concepts.
Par exemple au sein d'un quanton qui se révèle à l'observateur en apparence tantôt onde tantôt particule, ce qui paraît inconciliable devient évident si on admet un lien consubstanciel entre l'amplitudon et le phason du quanton.

  Différence et distinction
. * Ne confondez pas une différence par analogie et une distinction dans un ensemble discret. La différence est du domaine du continu alors que la distinction est du domaine du discontinu.
Dans le domaine du continu on a parfaitement le droit de faire toutes opérations algébriques telles que intégration, interférences, différenciation alors que dans le domaine du discontinu on n'a pas le doit de faire certaines opérations comme les interférences et la différenciation. Le calcul différentiel et intégral est dans ce cas amputé de sa moitié essentielle pour prévoir l'évolution d'un système discontinu puisque constitué d'éléments discrets. D'où l'évolution dite chaotique de certains systèmes puisque tout système matériel est constitué d'atomes isolés par d'immenses espaces vides.

  Le chaos
* L'évolution dite chaotique de certains systèmes est due essentiellement au fait que constitués d'éléments discrets indépendants l'indétermination reste entière au niveau quantique à chaque instant.

  La dénégation
La dénégation est signifiante du rejet d'une différenciation et non pas du rejet d'un refus qui vaudrait approbation.
Si certains dénient à d'autres le doit de rejeter l'axiome du continu, ils leurs dénient le droit de rejeter ce qui différencie un système continu par rapport à un système discontinu, mais ils ne dénient pas le rejet du refus de cette différence qui en vaudrait approbation .

  Le continu dans le phason
* En physique mathématisée, l'analogique est continu, positif, quantitativement plein, sans zéro ni vide, divisible à l'infini, intégrable et différentiable, sans valeur de vérité dans le monde matériel-énergétique, car il est immatériel. Ce sont là tous les attributs du phason du quanton comme l'a bien vu A. Wilden.

  Le discret dans l'amplitudon
*  En physique mathématisée, le discret - ou numérique, ou digital - est discontinu, soit positif soit négatif, logique, dépendant du zéro et des intervalles vides entre ses éléments, admettant les qualifiants: tout, quelque, rien, moins que, seuil, absolument, précis, quantifié, somme, frontière, capacité, rapport, logique, calculable, intégrable mais non défférentiable ni interférentiable. Ce sont là tous les attributs de l'amplitudon du quanton.

   La compréhension
* Pour se comprendre il faut être compris au moins partiellement par l'autre et en rétroaction percevoir ce qu'il a compris. C'est là le mécanisme fondamental du transfert et du contre-transfert qui est le fondement de toute communication interpersonnelle.

   Les grandes périodes paradigmatiques
* Depuis plus de deux millénaires nous avons vécu quatre grandes périodes paradigmatiques: organique, géométrique, mécaniste et enfin informationnelle.
La période organique, dite aristotélicienne, est caractérisée par une référence permanente au maître que l'on se doit de ne pas contredire.
La période géométrique, dite archimédienne, est caractérisée par une émergence des technologies martérielles mécaniques.
La période mécaniste, dite cartésienne, est caractérisée par la projection sur toutes choses d'une vision mécanismo-mimétique du fonctionnement de toutes choses et de l'Univers lui-même.
La période informationnelle, autrement dite relativiste et quantique, est caractérisée par une prédominance croissanteinformationnelle donc immatérielle, dans l'analyse et de la réalisation des systèmes.

  Illusions factuelles
* La science dit-on prétend ne s'intéresser qu'aux faits. Ce ne sont que les scientifiques qui le disent. De l'extérieur on perçoit une réalité toute autre car ce qu'on prétend être un fait n'existe dans notre espace mental qu'à travers une perception qui en faite par le canal de nos sens, donc éminemment subjective et de plus en interrelation permanente avec une interprétation qui en est faite à partir de données prétendues fiables car expérimentales, alors que toute expérience pour en vérifier l'existence, est construite autour d'un protocole qui élimine a priori toute autre possibilité extra-subjective d'interprétation.

  Déviances
* La définition du déviant que l'on considère vite comme pathologique, est toujours empreinte d'idéologie culturelle.
Telle déviance d'un jour peut devenir la norme du lendemain.
Évoquons Galilée, Einstein, McKlintock, Tonagawa et bien d'autres pour en être convanincu.

  Le prurit des pieds de la gaussienne
XXXXXXXXXXXXXXX
XXXXXXXXXXX
 

  Instabilité des concepts
* Dana la langue il n'y a que des concepts différentiels et instables.En effet un concept dérive nécessairement par différences d'une notion qui lui est antérieure. Ce concept est instable car il diffuse aussitôt dans des champs voisins et par métaphores se mue en une nouvelle notion. Et ce processus se répète à l'infini. Par exemple le concept d'énergie strictement défini par Carnot, est vite devenu une notion qui recouvre entre autres l'énergie muculaire, l'énergie mécanique, l'énergie calorifique, l'énergie nucléaire de fission, l'énergie nucléaire de fusion, l'énergie cinétique, l'énergie cachée
d'un trou noir, l'énergie psychique.

  Illusion du répétable
* Ce qui se répète ne se répète jamais à l'identique puisque entre temps il y a intégration interférentielle de tous les événements corrélés dans l'interlude.

  Lacunes langagières
* Dans l'expression de leurs recherches beaucoup de chercheurs n'ont aucune conscience langagière de la complexité des niveaux de typologies logiques, des niveaux de codages et de décodage dans leurs communications.De ce fait ils s'étonnent très souvent de ne pas être compris.

  Des formes
* La forme est distante mais non distincte de l'observateur.
* Les mesures d'une forme doivent être conformes à une subjectivité préalable.
* Les formes inclassables sont trop souvent déclarées impossibles.
* Les formes douteuses sont rejetées.

  Les stratégies évolutives
* Les stratégies évolutives peuvent s'organiser autour d'une première chaîne de concepts:
- recherche d'une analogie avec du pré-existant - adaptation au réel environnant - choix évolutif effectué parmi les possibles - validité du choix par rapport à un référentiel paradigmatique - faisabilité du choix par rapport aux faisables en l'état actuel des connaissances - réduction des actions à l'essentiel par épuration de l'accessoire - énonciabilité socio-conviviale possible - approbabilité la plus large possible par autrui - développement vers un autre état - enfin retour à la case départ pour un nouveau cycle de ce nouvel état.
* Les stratégies évolutives peuvent s'organiser autour d'une seconde chaîne de concepts:
- percevoir - voir - écouter - expliciter - décomposer - rétroagir - éliminer - vérifier - schématiser - modéliser - construire - perfectionner - retoucher - jouer - simuler - varier - décrire pour recommencer le cycle avec un nouvel état..

  Rôle puissant de la caricature
* La caricature est un puissant instrument d'abstrarction fonctionnelle au service de notre intellect.

  Inanisme de l'unanimisme
* L'unanimité chère aux dictateurs comme le consensus cher aux hommes de médecine et de science sont aussi trompeurs l'un que l'autre car ils fossilisent l'évolution des idées et inhibent leurs nouvelles applications.
* Le contrôle par les pairs est un gage de conformité
* Les contrôleurs scientifiques modernes sont les grands prêtres de notre époque.

  Paresse néologique
* Par paresse d'esprit on répugne à créer un vocabulaire neuf pour exprimer des idées neuves, on se contente de métaphores.

  Pièges autour de la logique
* Un discours profondément logique peut être basé sur une prise en compte illogique de faits. Il en est ainsi pour l'étude paralogique du chaos dit déterministe.
On enchaîne par une logique analogique continue des faits par nature discntinus, ce qui est rationellement interdit.
* Un discours paralogique épuré fondera certains mythes dominants, qualifiés de paradigmes, qui ne sont en fait que des paradogmes.Citons comme exemples: l'unicité de la flèche du temps, le principe de causalité, l'axiome du continu, l'opérativité universelle du décimal, le collapse de la fonction d'onde.

  Fiabilité
* Pour qu'une expérience puisse être dite fiable, l'interaction forte de l'expérimentation doit être d'un autre ordre de grandeur que l'intéraxion faible de l'expérimentateur.
Ordre de grandeur signifie d'un facteur multiplié par dix.
Par exemple la masse d'un poids posé sur la peau de mon doigt est facilement perçue si cette masse est dix fois supérieure à celle de mon doigt. Par contre la trompe d'un moustique peut traverser ma peau sans que je le perçoive, alors que la détection en sera faite a posteriori par l'inflammation que cela déclanche.
* Les anamophoses cartographiques nécessaires pour représenter un morceau de la sphère terrestre sur un plan nous font saisir la nécessaire interaction des concepts de l'expérimentateur sur les résultats de l'expérience cartographique.
On sait par exemple que la projection de la sphère sur un cylindre, projection dite de Mercator, conserve les angles de route pour un bateau, mais ne peremt pas de calculer la longueur d'un trajet ou la surface d'une région.

  Déplacements conceptuels
* La science ne résoud jamais un problème, par une mutation conceptuelle elle le déplace, ce qui engendre d'autres problèmes.

  Nommer
* Le formulé l'emporte sur l'indiscible.
C'est pour cela que l'on a pu dire qu'un objet n'existe que si on lui a donné un nom.

  Du passé au futur
* Le présent est le centre de gravité conceptuel entre passé et futur.
Le passé n'est pas le symétrique de futur .

  Oubli du cryptique
* Vénérant la science l'homme moderne oublie la pensée sous-jacente qui oriente son action.

  La fin des certitudes
* Une pensée ne progresse qu'en détruisant des certitudes.
* Le rideau de fumée des épistémologies dites scientifiques, masque trop souvent l'indigence de la pensée philosophique des auteurs.

  Le rêve de Bacon
* Le rêve d'une société rationnelle garantie par les sciences est un rêve contre nature et rapetissant qui endort la pensée philosophique critique fécondante car exptérieure au cercle des sciences.

  Carences inflationnaires
* L'inflation statistique comme l'inflation expérimentale masquent une grave carence théorique et réflexive de l'activité scientifique actuelle. Cette inflation expérimentale et statistique est aussi pernicieuse que l'inflation économique. D'une masse très grande de données on ne tire rien d'autre que ce qu'on cherche a priori, on stérilise ainsi toute créativité scientifique.

         CRÉATIVITÉ, TRANSCONSCIENCE ET IMAGINAIRE

Les Physiques relativiste et quantique permettent de mieux comprendre la créativité biodiversifiante exprimée par la règle fondamentale "l'ontogénèse biologique - je complète: et son prolongement langagier - récapitulent la phylogénèse".
Les travaux de trois prix Nobel de Physique, ceux du Hollandais Fritz Zernike inventeur du Contraste de phase, (Nobel en 1953), ceux du Hongrois Denis Gabor inventeur de l'holographie (1971) - j'ai travaillé avec eux - confrontés avec ceux de l'Américain Richard Feynman père de l'électrodynamique quantique, en permettent la compréhension.
       A l'image du quanton qui est à la fois amplitudon énergétique et phason imaginaire, ce dernier n'étant pas soumis à la contraction relativiste de Lorenz, car immatériel, notre ADN qui matérialise notre  patrimoine génétique que je nommerai "génon", est à la fois "génôme" quand il crée nos matières protéiques et "imagénôme" quand il crée notre langage articulé "protée".
       Notre imaginaire est ainsi construit par le passé de notre lignée depuis les origines de la vie.
       Notre imaginaire est aussi stimulé par notre futur qui, dans le présent, est déjà le passé des phasons de nos quantons.

  La transconscience
      L'homme partage avec les animaux et les plantes cette transconscience, mais c'est chez l'homme que cette transconscience, véritable interface entre l'égo de sa minuscule personne et l'écho en lui de l'immensité du monde, est la plus développée. De plus, entre tous les hommes, elle est amplifiée grâce à la communication à l'aide du langage articulé qui nous caractérise. Chacun de nous peut exprimer en paroles ce qu'il perçoit des autres et dialoguer avec eux sur ce sujet car nous sommes d'inséparables jumeaux langagiers transconscients. Cela fonctionne toujours par mémorisation puis ressouvenance.

   L'analyse spectrale du langage
      Ayant procédé en 1979 a une analyse statistique de la structure phonémique d'une cinquantaine de langues mortes et vivantes, j'avais repéré la présence de vingt phonèmes fondamentaux, ultérieurement retrouvés dans presque toutes les langues de la planète. Je les ai nommés "phonèmes
archétypaux", car ils ont le même sens profond quelle que soit la langue considérée. Ce sens archétypal, issu des origines du langage articulé, est encore présent dans le sens profond actuel des mots, tant est vraie que s'applique aussi au langage, la règle biologique universelle, qui veut que "l'ontogénèse récapitule la phylogénèse". En construisant actuellement des mots et des
phrases, nos contemporains utilisent les briques élémentaires que sont les 20 phonèmes archétypaux inventés par l'homme bien avant l'invention de l'écriture.
Ces briques élémentaires sont le résultat de l'analyse spectrale de notre langue poussée jusqu'au niveau le plus fondamental.

  Les miroirs magiques de Fourier
      L'holographie met doublement en oeuvre la méthode de Fourier en enregistrant, en un premier temps, sur une plaque photographique à deux dimensions la lumière diffractée par un objet à trois dimensions. En un second temps on éclaire l'hologramme en sens inverse de la prise de vue, pour
restituer l'objet sous forme d'image virtuelle à 3 dimensions. On constate ainsi que la transformée de Fourier est intégralement réversible puisque une seconde application sur le résultat d'une première application restitue l'état de départ.
Ainsi peut-on dire que l'hologramme est une sorte de "miroir de Fourier" qui nous restitue, dans un temps et dans un lieu différés, l'image initiale de l'objet.
      Les miroirs de Fourier ont des applications physiques très générales. On les utilise par exemple en mécanique, depuis une trentaine d'années, pour mettre en évidence et mesurer de minimes déformations ou déplacements d'objets sous contraintes. Pour cela on enregistre sur la même plaque
photographique deux hologrammes successifs du même objet pris avant et après déformation ou déplacement. Sur l'objet restitué, les déformations ou les déplacements apparaissent sous formes de franges noires d'égales épaisseurs.

        Nos sens et nos neurones
      Nos organes des sens font naturellement, sans que nous en ayons conscience, une transformée de Fourier de leus perceptions. Cela a été établi pour les bâtonnets de notre rétine, au CEA par Gérard Langlet en 1994. Cela a toutes les chances d'être vrai pour tous nos organes sensoriels, notamment
visuels, auditifs, et tactiles. En effet le débit de l'influx nerveux est au minimum mille fois trop faible pour transmettre à notre cerveau, et engranger dans notre mémoire en temps réel, une succession d'images animées perçues par notre rétine. La transformée de Fourier effectuée par les cellules rétiniennes diminue considérablement le nombre d'unités d'information à transmettre par seconde.
De plus elle réduit ces informations à l'essentiel sous forme d'une suite de bits notés "1" et "0" en logique binaire. C'est cette logique binaire qui transite inconsciemment à travers notre système nerveux. Nous en prenons conscience lorsque nous simulons ces processus sur un système informatique.
     Dans notre cortex cérébral ce sont les molécules d'ADN présentes dans le noyau de nos cellules qui fonctionnent en miroir de Fourier pour nous permettre de nous remémorer plus tard ces perceptions. La transformée inverse du miroir en induit intérieurement l'évocation sous forme d'images mentales, que l'on nomme souvenirs. Notre langage peut exprimer ces souvenirs extérieurement sous forme d'idées, car le miroir peut prendre en compte et chimériser de multiples souvenirs associés.

   Corrélats psycho-matériels transconscients
      Nous examinerons prochainement les prodigieuses conséquences transconscientes de ces processus de mémorisation-ressouvenance. Elles sont en apparence magiques car s'exprimant dans des temps et des espaces différents, mais néanmoins profondément logiques à la lumière de cette nouvelle interprétation. Bien des paradoxes s'y dissolvent et, pour ne prendre que quelques exemples, les mécanismes du rêve, de la télépathie et de la psychokinèse y sont facilement ré-interprétables.
 

  Le paradoxe d'Einstein
        Il n'est pas paradoxal d'écrire qu'en lisant Platon j'interfère hors du temps avec ses idées immatérielles, mais aussi suis-je, partiellement, dans le futur des idées de Platon, mort il y a plus de deux mille ans. Platon a en quelque sorte anté-interagi avec les phasons idéels de ses futurs lecteurs.
      Comme l'avait écrit Einstein, dans l'Univers relativiste, passé, présent et avenir sont simultanément présents. Je suis dans le futur de Platon qui est dans mon passé.

  L'algorithme de régression du cliquet
            L'algorithme de régression du cliquet que j'ai publié il y a dix ans démontre que phason informationnel et amplitudon énergétique d'un quanton sont tous deux confondus dans l'espace ultime de Planck.

  La transtemporalité culturelle
            Cette constatation, associée ausx interprétations expérimentales précédentes en quelque sorte "trans-temporelles" nous ouvre de nouvelles voies interprétatives pour beaucoup de phénomènes encore évacués des préoccupations des hommes de science, faute de méthode scientifique
adéquate d'approche.
      Souvenons nous de la phrase de Descartes: "Ce qui fait la science c'est la méthode et non l'objet".

                ONTOPHYLOGÉNESE
   Depuis 1940 trois grands noms, de la Physique, ceux de Zernike, Gabor et Feynman, sont associés aux preuves expérimentales de la nature immatérielle du phason d'un quanton qui structure, par son information, l'énergie véhiculée par l'amplitudon de ce quanton qui peut être un photon ou un électron.
   Le phason informationnel d'un quanton est immatériel (Feynman), mais relié à l'amplitudon énergétique du quanton au niveau de l'espace de Planck (Locquin). Comme tel il est supposé, toujours selon Feynman, ne pas être soumis aux limitations dues à la contraction relativiste de Lorenz. Prenons le cas d'un photon, sa phase se propage à la vitesse luminique c sous forme d'un hémisphère dont le
front d'onde est un plan et non un cône comme on le dit généralement (Feynman). Lorsque deux photons ont interagi, par exemple par échange de photons virtuels, ils sont corrélés par leurs phases. Si leurs trajectoires sont divergentes, les deux champs de phase interfèrent totalement dans leur passé
commun et partiellement dans leur futur, mais l'observateur que nous sommes est limité par son appartenance physique à un espace tridimensionnel et il évolue à une vitesse fort éloignée de celle des photons. Un être tel que chacun de nous, s'est donc construit dans son passé qui est univoque avec un déterminisme strict par contre il est piloté par son futur avec un déterminisme partiel, un certain
libre-arbitre. On peut qualifier ce mécanisme de "morphogénèse téléonomique".
   En une phrase, on peut dire que "l'ontophilogénèse d'un être vivant est construite par tout le passé de la vie interférant dans son individualité et pilotée partiellement par le futur de sa lignée". Autrement dit il ne peut y avoir, dans le présent individuel qu'une seule individualité réalisée dans
l'immensité des possibles alors que, dans le futur, plusieurs individualités sont possibles, mais pas toutes. Un chien ne peut pas devenir un homme et, si la descendance d'un homme du point de vue de l'amplitudon sera toujours humaine, du point de vue du phason les descendants de cet homme peuvent être des nains ou des géants, des manuels ou des intellectuels, des génies créateurs ou
des moutons conformistes, des artistes ou des militaires...
   Les preuves expérimentales de l'immatérialité des phasons des photons et des électrons, leur permettant de traverser la matière qui est opaque à leurs amplitudons ne manquent pas, depuis 1940, sur les milliers d'images obtenues en contraste de phase photonique de Zernike et, en 1955, avec celles enregistrées avec le contraste de phase électronique de Locquin.
Souvenons nous, comme l'a écrit Feynman à propos de la physique quantique en général, que "toute connaissance nouvelle est une perturbation dérangeante alors que la connaissance traditionnelle rassure sans déranger".

  Rôle de l'ADN
   Dans cette nouvelle perspective, quel sont les rôles de l'ADN ainsi que de notre système nerveux central dont nous sommes si fiers ?
   Dans notre système nerveux il y a deux sous-systèmes, l'un centripète qui conduit l'influx nerveux à partir des capteurs sensoriels périphériques, l'autre centrifuge qui commande en rétro-action, à partir du cerveau, les réactions réflexes, motrices, métaboliques ou endocrines de l'organisme.
On sait depuis peu, suite aux travaux de G. Langlet, que les capteurs sensoriels, comme les bâtonnets de notre rétine, font eux-mêmes la transformée de Fourier de ce qu'ils captent afin d'adapter l'impédance du signal à tansmettre au faible débit des nerfs sensitifs. Ils effectuent en quelque sorte une analyse spectrale par transformée de Fourier de leurs perceptions, ce qui produit une forte compression du signal, d'un facteur compris entre mille et un million, sans aucune perte d'informations. Ce sont des électrons qui véhiculent ce signal dans le nerf, par dépolarisations successives d'un signal électrique jusqu'à notre cortex cérébral. On pense légitimement que cette transformée de Fourier est mémorisée, c'est à dire engrangée dans l'ADN du "génon" de nos cellules centrales cérébrales, ou même peut-être du corps entier par le canal des nerfs centrifuges.
   Notre génon est une complexion de quantons. Il est donc simultanément génôme matériel, énergétique et imagénôme immatériel, informationnel. Les électrons étant des quantons, chacun est amplitudon et phason. Ces électrons sont fortement corréllés entre eux par le mécanisme de la transformée de Fourier effectuée dans les cellules sensorielles. Leurs phasons créent donc un champ
interférentiel immatériel, structuré par l'information captée. Dans le génon de nos cellules, le champ mémoriel du phason complexe existant alors est restructuré par interférences avec les informations nouvellement captées, puis stocké. Il est un champ stationnaire, dont la structure est dynamiquement entretenue par le métabolisme vital cellulaire. Il cesse individuellement d'être entretenu avec la mort
cellulaire mais perdure dans la lignée cellulaire ou individuelle et se transmet par le génon au fil des générations de géniteurs en générés.

  Exdtensité informationnelle
    Ce champ immatériel phasique informationnel, structuré et complexe, s'étend à la vitesse c dans tout l'espace présent et futur. Dans le présent il interfère avec les champs cohérents engrangés dans le passé dans l'imagénôme individuel et avec une partie des champs cohérents du futur. Cohérent voulant ici exprimer que les interférences sont renforcées lors de sensations de même nature même
engrangées dans des temps différents. On sait que la répétition renforce notre mémoire.

  Rétroactions
   Que se passe-t-il lorsque nous évoquons un souvenir, soit pour réfléchir, soit pour agir ? Notre génon rétro-agit en "miroir de Fourier". Il fait alors la transformée inverse de ce qu'il a en mémoire. Or on connaît la propriété singulière de la transformée de Fourier qui est, qu'appliquée au résultat d'une
première application faite sur un signal obtenu à partir d'un objet elle restitue l'information de départ, donc l'image de l'objet. Cet effet miroir fait ainsi remonter à la conscience le souvenir cohérent avec la question posée.

  Des deux mémoires
   Il est maintenant légitime de se poser une autre question: quelle différence y a-t-il entre une mémoire à court terme, une mémoire à long terme et notre mémoire génétique ? Dans chaque cas c'est le même mécanisme en miroir de Fourier qui est mis en oeuvre, mais renforcé par auto- ou allo-répétition pour le long terme, renforcé au fil des générations passées présentes et futures pour la génétique dans la lignée. Les micro-mutations sont facilement expliquées par des erreurs à l'engrangement ou à la restitution, les macro-mutations par l'instabilité catastrophique évolutive de certains états morphologiques.

              Les interférences avec le futur
   L'évolution individuelle créative est pilotée par interférences avec notre futur, car il est est déja le passé de nos quantons.
   C'est ce que nous exprimons intuitivement chaque jour en évoquant notre programme du lendemain, en imaginant des réalisations possibles dans un avenir proche, ou en anticipant sur des projets familiaux, matrimoniaux ou immobiliers à plus ou moins long terme. Personne ne peut nier l'influence de ce futur imaginé sur notre comportement actuel préparant des lendemains optimisés. Mais cette
projection dans le futur, loin d'être seulement faite en pensée par imagination, est également une projection fonctionnelle biologique qui oriente tout notre être, qui est, en quelque sorte, piloté partiellement par son futur, de sa naissance à sa mort comme on le constate sur le schéma de la figure 1.

  Des pensées aux idées
Une idée, une fois émise, n'existe à nouveau que lorsqu'elle est captée par un autre être humain. Il y a là ce qu'on appelle une rétroaction en boucle étrange hors du temps qui produit une chimère idéelle. Lorsque nous émettons des idées, ces idées ne sont que des chimérisations, inconscientes le plus souvent, des idée d'autrui avec celles que nous avons engrangées dans notre stock mémoriel. C'est un brassage d'idées, un remue-méninges qui est analogue au brassage des gènes lors de la fusion des gamètes.
Pour penser il faut un cerveau vivant comme celui de l'être humain. Nous connaissons encore très mal les processus biologiques donnant naissance à nos pensées. Une pensée, une fois émise, devient une idée. Alors que la pensée est localisée en notre cerveau, l'idée émise, devient autonome et échappe à son créateur. Entre la rédaction suivie de l'édition d'un livre et sa lecture dix ans plus tard par exemple, il n'y a rien. L'idée émise à l'origine n'existe pas, puisqu'elle n'est pas temporellement localisable. Elle n'existe à nouveau que lorsqu'elle est captée par la lecture faite par un autre être humain. Il y a là ce qu'on appelle une rétroaction en boucle étrange hors du temps avec les idées de l'auteur du livre.

  Chimérisations idéelles
Lors d'une lecture d'un livre le lecteur croit s'approprier les idées de l'auteur. Même si l'auteur a quitté ce monde entre temps, il sent qu'il dialogue en différé avec lui. En réalité les idées de l'auteur chimérisent avec les pensées du lecteur et donnent naissance à de nouvelles idées qui ne sont plus ni celles de l'auteurs ni celles du lecteur, mais bien des idées neuves produites par l'intégration chimérisée des deux. C'est là un des mécanismes fondamentaux de toute création. Nous ne créons le plus souvent que par chimérisation de nos idées avec celles d'autrui. Nous avons parfois l'illusion d'idées neuves créées par nous et parfaitement originales, alors qu'une analyse fait toujours apparaitre des antériorités conceptuelles dont nous n'avions pas conscience au moment créatif, mais qui étaient présentes, enfouies dans notre stock mémoriel. Il n'était pas besoin d'en avoir conscience pour qu'elles chimérisent spontanément avec les idées de l'auteur que l'on lit, ou celles de l'interlocteur avec qui on dialogue, ou avec nos propres idées dans nos rêves.

  Métaphores techniques
Notre pouvoir cérébral créatif ne s'exprime qu'en reproduisant métaphoriquement au niveau technologique les mécanismes naturels qui l'ont construit n sait que l'ontogénèse reproduit la phylogénèse, autrement dit qu'un être vivant, dans les étapes de son développement embryonnaire repasse par les principales étapes de l'évolution des organismes qui l'ont précédé. C'est ainsi que l'embryon humain est d'abord unicellulaire comme une amibe, puis un massif de cellules comme certaines algues, il passe ensuite par un stade invertébré, puis devenu Sélacien comme un requin, il a des fentes branchiales, amphibien comme une grenouille il a les mains palmées, enfin foetus de mammifère avant de naître il perdra toutes ces caractéristiques reliques de l'évolution animale.
Lorsque l'homme construit des objets techniques il fait de même, il perfectionne les objets
antérieurs en gardant leurs structures reliques. Les premières automobiles sans chevaux gardaient la carosserie des fiacres. Dans ses techniques de montage en chaîne il reproduit les processus de chimérisation sans le savoir. Pour s'en convaincre il suffit d'examiner une chaîne de montage d'automobiles. Moteur, roues, carburateur, carosserie sont assemblés séparément comme des objets indépendants et de fait ils le sont, puisque le même moteur peut équiper une berline, un tracteur ou un groupe électrogène. On les assemble ensuite en une chimère technique d'autant plus réussie que l'intégration sera mieux faite. Dans ce cas la métaphore technique du génome biologique qui pilote la chimère sera l'ordinateur ou les ordinateurs, qui règlent toutes les opérations depuis la conception jusqu'au montage, en passant par l'usinage des pièces. Dans chaque ordinateur un programme est l'équivalent d'un gène et chaque ordinateur avec ses logiciels est l'équivalent d'un chromosome, l'ensemble des ordinateurs étant le noyau.

  Rôle des ingénieurs
A mi-chemin entre le domaine exploré par les sciences dites exactes, essentiellement mathématico-physico-biochimiques d'une part, et celui des sciences sociales et humaines d'autre part, les ingénieurs mettent en oeuvre sur le terrain les progrès scientifiques et technologiques de leur époque, dans le tissu culturel et social qui les environnent.

  L'évolution scientifique et technologique
La rapidité actuelle de l'évolution scientifique et technologique exige des ingénieurs une constante adaptation, non seulement intellectuelle, mais aussi culturelle et sociale, pour  assurer la continuité d'un développement industriel durable en harmonie avec l'environnement naturel et humain.

  Développement industriel et  culturel
L'analyse comparée du développement industriel et  culturel depuis 1980, des Etats-Unis d'une part et de l'Europe d'autre part est riche d'enseignements. Nous devons cesser de copier  en différé des actions  qui ont révélé leur inefficacité, voire leurs effets pervers outre-atlantique depuis environ une décennie.

  Outils essentiels
Ce ne sont ni la finance, ni l'économie qui sont les moteurs du développement. Ce ne sont que des outils essentiels certes, mais que l'on peut manier avec plus ou moins de bonheur, voire d'inconscience.

  Baisse de la fécondité humaine
La baisse de la fécondité humaine qui s'est manifestée en premier aux Etats-Unis dès 1975 puis s'est étendue à l'Europe et progresse maintenant dans le monde entier, rend illusoire une relance de la consommation uniquement voulue pour satisfaire une hypothétique croissance  démographique qui n'est pas loin de ressembler, en Europe, à une déroute, jamais vue dans les temps historiques et n'est masquée aux Etats-Unis que par une politique volontaire d'immigration. La planète n'atteindra jamais les 6 milliards d'habitants prévus au début du prochain millénaire.

  L'Europe
La structure sociale  hétérogène  de l'Europe peut devenir, soit un handicap soit un atout, suivant la myopie ou l'ouverture de nos décideurs.

  Le cancer financier
L'appât du gain pour le gain tend à se substituer  à la rationalité industrielle d'un gain financier nécessaire pour investir afin de produite mieux et pour pouvoir chercher et innover dans le futur.
 
  Mémoire de l'avenir
Suivant une formule heureuse de Federico Mayor, les ingénieurs sont porteurs de la "mémoire de l'avenir". Encore faut-il qu'ils disposent, pour la mettre en oeuvre, non seulement d'une "formation continue", ce qui est très généralement admis,  mais également d'une "éducation continue", ce qui ne l'est pas. Des 4 piliers de l'éducation tels qu'ils sont détaillés par l'UNESCO et qui sont: "connaître" - "faire" - "vivre en société"  et  "être", seul le "faire" est du ressort de la formation. "Connaître" induit les savoir-faire  pour réaliser le "faire"  afin de "vivre mieux en société" et "être en harmonie avec l'environnement". Ce tryptique est du ressort de l'éducation qui a pour but la transmission efficace  des savoirs et des savoirs-faire.

  Savoirs et savoirs-faire
Ces savoirs et ces savoir-faire, qui évoluent très vite au sein de notre civilisation de plus en plus cognitive, sont conjugués au présent par les ingénieurs dans leurs pratiques journalières  mais, pour Monsieur toulemonde, ils sont projetés dans l'espace des futurs possibles et leur hypothétique réalisation handicape leur désir, devenu un besoin, de s'accomplir individuellement pleinement dans leur "être" au sein de leur environnement  évolutif naturel et humain. Faute d'une éducation permanente adaptée et évolutive ils ne peuvent transmettre à leurs enfants que leurs difficultés à s'adapter  aux technologies en évolution voire en mutations, ce qui induit une baisse des vocations dans le domaine si vaste et si divers de l'ingénierie, d'où le manque actuel d'ingénieurs.

  Education psycho-sociale
Ce qu'il faut maintenant explorer est: comment, dans la société actuelle, mettre en oeuvre cette éducation psycho-sociale continue, nécessairement transdisciplinaire pour permettre à terme la mobilité des fonctions et des domaines, en parallèle avec des formations continues encore  trop hélas mono ou au mieux interdisciplinaires.

  Education permanente
Il ne faut pas oublier que cette éducation permanente doit déborder largement  le monde des ingénieurs, puisque les utilisateurs des nouvelles technologies, non ingénieurs, ont un besoin urgent d'adaptation continue aux mutations sociétales et technologiques que nous vivons.
 

  Voies bibliographiques
F. Mayor, La mémoire de l'avenir, Collection Défi, Editions de l'UNESCO, 1994.
J. Delors, L'éducation, un trésor est caché dedans. Rapport à l'UNESCO de la Commission internationale sur l'éducation pour le 21ème siècle. Ed. Odile Jacob, Paris, 1996.
E. Todd, L'illusion économique, essai sur la stagnation des sociétés développées. Ed. Gallimard, Paris, 1998.