SCIENCE EN FRANCE TRANS-SCIENCE A.F.I. BIBLIOGRAPHIE LIENS CONTACT
Zbigniev WOLKOWSKI
Vous êtes actuellement Docteur d'état, habilité à diriger des recherches en sciences physico-bio-chimiques.
En 1967 vous avez débuté vos propres recherches dans le domaine de la chimie de l'eau lourde et des terres rares. Puis vous êtes progressivement entré dans la physicochimie de composés que vous disséquez à cette époque par la technique maintenant bien connue de la résonance magnétique nucléaire.
En 1971 vous soutenez avec succès votre thèse de doctorat d'état.
En 1973 vous commencez à vous intéresser à des composés chimiques présents et actifs des systèmes biologiques, comme les prostaglandines, substances lipidiques présentes dans le liquide séminal dont on n'avait établi les structures que depuis 1960.
En parallèle vous êtes motivé pour commencer à vous intéresser sérieusement à la communication scientifique.
De 1973 à 1976 vous étudiez les transferts informationnels bio-électro- magnétiques aux niveaux submoléculaires et moléculaires.
En 1979 vous pénétrez en profondeur dans les sciences sociales en analysant de façon scientifique et critique les résultats d'un concours médical à Paris dans l'enseignement de Broussais - Hôtel-Dieu.
En cette même année, débutent vos recherches centrées sur les cycles bio-périodiques en médecine et en biologie, ainsi que sur les interactions des radiations ionisantes avec les systèmes vivants. Ce qui vous conduit à proposer un mécanisme plasmique de la réception du rayonnement
électro-magnétique .En 1980 vous proposez et définissez en biologie, avec une certaine audace pour l'époque, le champ informationnel que vous nommez "phoron".
En 1983 vous publiez un ouvrage collectif qui, pour moi, fait date dans l'histoire des sciences biophysiques contemporaines: le compte-rendu d'un premier séminaire transdisciplinaire, tenu à Paris VI et Paris VII, que vous avez très heureusement dénommé "Synergie et cohérence dans les systèmes
biologiques". Ce compte-rendu fait apparaître clairement l'extension de la notion de champ, bien connue en physique, à la biologie qui la méconnaissait ou la refusait.Devenus périodiques, ces séminaires transdisciplinaires auxquels j'ai eu l'honneur et le plaisir de participer à plusieurs reprises, se poursuivront d'années en années jusqu'en 1990.
Après avoir organisé en 1991 le "Premier symposium sur les théorèmes de Gödel", auquel j'ai également participé, vous introduisez en 1992 le concept de cohérence dans les isomorphismes, ce qui vous conduit à insister sur le rôle en biologie du concept de phoron que vous aviez proposé douze ans
auparavant.Ce qu'apporte le phoron, étymologiquement le "porteur" dans les systèmes biologiques, c'est une somme d'informations ayant un certain sens. Vous montrez que la cohérence, bien connue en physique interférentielle et son qualificatif cohérent, sont des outils efficaces qui permettent d'analyser
l'idonéité de la formulation langagière descriptive des systèmes observés auto-organisateurs et synergétiques, qu'ils soient de catégories philosophiques, artistiques, sociologiques, mathématiques, atomiques, optiques, spectroscopiques, astrophysiques, biologiques ou linguistiques.Si Gödel, pour vous comme pour moi, est de ceux qui ont proclamé des concepts scientifiques novateurs parmi les plus marquants du XXème siècle, je n'hésite pas à dire que vous êtes, en quelque sorte, un fils adoptif posthume de Gödel et que ce que vous apportez de transdisciplinaire à la science
moderne, entrera dans son histoire dès l'aube du prochain siècle.En effet dans votre synthèse "Évolution de certains concepts physiques, mathématiques et philosophiques dans les ciences de la vie au XXème siècle" vous proposez dès 1996 la tenue d'un symposium transdisciplinaire que vous baptisez "Curie 100" pour analyser un siècle d'impact des travaux de Pierre et Marie Curie sur la connaissance humaine, toutes disciplines confondues. Ce
symposium se développe depuis, sur le Web, de façon conviviale.D'autres considérations m'ont amené à la même synthèse que la vôtre.
En effet en physique, depuis le premiers tiers de ce siècle, on a conceptualisé et démontré expérimentalement les deux faces janus de l'objet quantique ou "quanton". L'une, particulaire matérielle et énergétique est dénommée "amplitudon", la seconde immatérielle, phasique et informationnelle est nommée "phason". Un photon, objet quantique par excellence, dont l'étude valut à
Einstein son prix Nobel, se manifeste en tant qu'amplitudon dans l'effet photovoltaïque, alors que sa manifestation en tant que phason s'exprime par des interférences en optique interférentielle, notamment en contraste de phase et en holographie.Depuis 1934 on ne compte plus les réalisations technologiques qui sont basées, soit sur des intégrales d'amplitudons, soit sur des insterférences de phasons, et ce, aussi bien en optique, qu'en mécanique, en acoustique, en électronique ou en astrophysique, pour ne citer que ces quelques domaines. En effet, Feynman, en 1964, a fait ressortir une des conséquences de l'immatérialiré du phason: il n'est pas soumis à la contraction de Lorenz. De ce fait il traverse la matière sans atténuation et, par son champ interférentiel, il structure la répartition de l'énergie ou de la matière dans un système, que celui-ci soit à deux dimensions comme dans l'imagerie en contraste de phase par exemple, ou à trois dimension en morphogénèse qu'elle soit holographique virtuelle ou biogénétique matérielle.
Ce qui rend fort difficile l'étude de vos phorons qui sont des champs informationnels phasiques biomorphogénétiques, ce sont leurs hiérarchies interférentielles enchevêtrées, selon l'expression heureuse de Douglas Hofstadter.
Ces considérations, à la fois physiques et biologiques font apparaître la prodigieuse fécondité de votre concept de phoron.
Sans qu'il soit besoin de disséquer le champ interférentiel informationnel, phasique et tridimentionnel d'un phoron, on doit l'accepter comme étant une donnée d'expérience, pouvant servir de base à de nouvelles expérimentations, non seulement dans le domaine bio-morpho-génétiques, mais également en analyse gén-historique, ainsi qu'en prospective sociologique et sociétale.
Le concept de phoron que vous avez si heureusement défini, vous habilite à conduire de nouveaux programmes de recherches transdisciplinaires qui entreront très prochainement dans l'histoire des sciences, toutes disciplines confondues, en contribuant efficacement à l'effondrement en cours du mur dogmatique d'incompréhensions mutuelles, élevé par le discours trop monodisciplinaire des
théoriciens des sciences autoproclamées exactes pour s'isoler trop fréquemment des pratiques des sciences appliquées, qu'elles soient technologiques, médicales, humaines ou sociales.Vous réactualisez ainsi heureusement cette maxime trop souvent oubliée de Descartes: "Ce qui fait la science c'est la méthode et non l'objet".
Liens vers quelques sites créés par Zbigniev WOLKOWSKI
Pierre Curie and Marie Sklodowska Curie
The First Century of Their Impact on Human Knowledge
Le premier siècle de leur impact sur la connaissance humaine